Smart city : la startup Kawantech conçoit des lampadaires intelligents pour Toulouse

Florine Galéron
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Depuis un an, dans le quartier de Rangueil à Toulouse, trois rues expérimentent le lampadaire intelligent conçu par Kawantech. La jeune société, implantée à Labège, a mis au point un capteur de détection de mouvements à installer dans le réverbère pour faire varier l'éclairage nocturne en fonction du passage. La nuit, le lampadaire éclaire à 15 % seulement de sa puissance. Lorsqu'un piéton est repéré à 25 mètres, l'éclairage est porté à 100 %, avant de diminuer quand la rue est à nouveau vide, comme le montre cette vidéo de démonstration :
Séduite dès le départ par le concept, la ville de Toulouse a décidé de déployer 485 lampadaires intelligents d'ici à 6 mois, en priorité dans les zones peu fréquentées la nuit (zones industrielles, résidentielles). Sur les trois rues résidentielles de Rangueil, les économies réalisées ont été considérables :
Mieux, la Ville de Toulouse s'est aperçue que l'éclairage variable coûtait moins cher qu'éteindre totalement les lampadaires de 1h à 5h du matin.
En principe, le capteur sait différencier un piéton d'un chat ou d'une voiture, même si la technique reste perfectible : "En théorie, nous devrions économiser 75 % d'énergie mais, une nuit sur 4, le capteur se déclenche par erreur avec un mouvement de branche ou quand il confond un vélo et une voiture", ajoute-t-il.
Créée en 2011, la société Kawantech avait cette idée de lampadaires intelligents depuis sa création. Elle est restée dans les cartons car la startup jugeait trop complexe d'accéder aux marchés publics de l'éclairage. L'entreprise a dans un premier temps installé ses capteurs sur les conteneurs de marchandises. Fin 2013, Toulouse Métropole l'a sollicitée pour s'attaquer aux lampadaires intelligents. Les capteurs sont produits en série dans une entreprise spécialisée de Borderouge et sont vendus ensuite aux fabricants de lampadaires. Les principaux leaders mondiaux du marché, à l'image Philips ou de General Electrics, comptent ainsi déployer cette technologie dans les principales métropoles françaises et européennes.
Florine Galéron
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