L'expérience utilisateur, la stratégie d'Appstud pour faire de meilleures applis
Léia Hoarau
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Votre startup a pour mission d'aider les développeurs à adapter le plus possible leur application à leur cible. Comment procédez-vous ?
J'ai réalisé qu'en général, quand nous souhaitons tester une application mobile, nous faisons appel aux gens qui nous entourent (amis, collègues, famille,...). Mais à y réfléchir, ces gens-là ne font pas du tout partie de la population cible qui utilisera réellement l'application une fois celle-ci commercialisée. Moi et mon équipe avons donc décidé de réunir sur la plateforme Try My App des utilisateurs volontaires pour tester des applications mobiles (et qui sont payés en retour), et les développeurs qui souhaitent faire tester leur application. Cela permet de s'affranchir des retours biaisés qui pourraient avoir lieu, parce que les gens qui testent le produit sont ceux à qui l'application s'adresse directement.
Mais malgré cela, nous avons constaté de très faibles retours permettant d'améliorer l'application. Nous avons donc déployé une solution qui serait embarquée dans toutes les applications que nous développerons par la suite, et qui permettrait d'analyser l'utilisation de chaque utilisateur sur chacune des interfaces. Cette solution, c'est notre produit Azot : il analyse l'expérience que l'utilisateur va vivre dans l'application.
Qu'est-ce que l'expérience utilisateur ?
L'expérience utilisateur est un domaine très large. Pour résumer, il répond à la question : "comment l'utilisateur réagit-il face aux interfaces d'une application ?". Pour le savoir, nous récupérons ce que nous appelons des cartes de chaleur, qui permettent de savoir à quel endroit de l'interface l'utilisateur a appuyé. Par exemple, lorsque nous arrivons sur l'interface d'une application mobile et que nous faisons les gestes que le créateur avait prévu, il se passe quelque chose, l'application réagit. Mais si nous n'avons pas compris que faire, ou que nous faisons les mauvais gestes, il ne se passera rien. Ainsi, grâce à ces cartes de chaleur, nous mesurons le degré de compréhension de la navigation.
Léia Hoarau