Civic Tech : ces Toulousains veulent faire bouger la démocratie

Florine Galéron
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La France prendra en décembre prochain la présidence du Partenariat pour un gouvernement ouvert, une initiative rassemblant 69 pays, ONG et citoyens et visant à "promouvoir la transparence de l'action publique et son ouverture à de nouvelles formes de consultation et de participation citoyenne". Pour l'occasion, à Toulouse, deux startups régionales (Politizr et Equivote) ont décidé d'organiser le 7 décembre prochain l'événement SoCivicTech pour donner la parole à ceux qui cherchent à changer la politique grâce au numérique.
"Politizr, c'est l'anti-Twitter", lance Lionel Bouzonville. Cet ancien conseiller municipal de Foix (Ariège) a fondé avec Thomas Champion, un ami graphiste, et Maxime Forest, prof à Sciences Po, une plateforme permettant aux élus et anciens élus de débattre en ligne de sujets proposés par leurs concitoyens.
Les commentaires doivent comporter 500 caractères minimum et les élus doivent s'inscrire à partir d'un scan de leur carte d'identité, pour éviter toute usurpation d'identité. "Ils pourront bientôt lancer des consultations citoyennes pour recueillir l'avis de leurs habitants sur un projet local. Ils pourront aussi disposer de statistiques sur les publications", détaille Lionel Bouzonville, qui cible en priorité les élus municipaux. "La France compte 1,6 million d'élus et d'anciens élus. 97 % d'entre eux sont des conseillers municipaux qui n'ont pas d'indemnité et donc pas de moyens pour les aider dans leur communication politique pour interagir avec les citoyens sur internet. Les conseillers, de même que les maires des petites communes rurales, sont à la recherche d'initiatives testées dans d'autres mairies et de liens directs avec d'autres maires."
Florine Galéron