La monnaie numérique tarnaise Coopek arrête ses activités

Florine Galéron

Florine Galéron
Fin de partie pour Coopek. La monnaie complémentaire numérique a annoncé le 20 avril sur son site internet que ses services sont suspendus. Lancée officiellement fin octobre et valable sur tout le territoire national, la monnaie Coopek (pour coopérative, écologique, équitable) avait la particularité d'être non spéculative (sans commission, ni intérêt) afin que "la monnaie redevienne un moyen de financer l'économie réelle, générer du PIB et de l'emploi en local et éviter la délocalisation des entreprises".
Les créateurs de la monnaie voulaient également permettre aux entreprises adhérentes de réaliser entre elles des crédits à taux zéro. La coopérative tarnaise comptait fin octobre 120 adhérents (particuliers et partenaires) et tablait sur 50 000 utilisateurs particuliers et 15 000 entreprises d'ici 2020.
En France, une quarantaine de monnaies complémentaires ont été lancées au cours des dernières années, souvent sous forme associative. À Toulouse par exemple, le Sol Violette compte après 5 ans d'activité 2 500 adhérents au sein de la métropole toulousaine. Ces derniers peuvent utiliser les billets Sol auprès d'un réseau de 220 prestataires comme les Biocoops, des artisans et deux théâtres.
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Florine Galéron