La start-up fuxéenne de conseils en e-santé Winnov, vient de mettre au point sa première solution santé numérique. Il s’agit de CDIET, une application numérique qui permet de détecter la dénutrition chez les personnes âgées. Testée par près d’une centaine de personnes dans les départements de l’Ariège et du Tarn, la plateforme devrait être commercialisée au cours de l’année 2019.La dénutrition est le résultat d'apports nutritionnels insuffisants. Chez les personnes âgées, elle entraîne une diminution des capacités musculaires, accroît la baisse de mobilité et augmente les risques de chute, avec au final un impact sur la mortalité.
"Il s'agit d'un enjeu de santé publique. Une personne âgée sur deux qui est admise aux urgences l'est à cause de dénutrition", alerte Yann Ferrari directeur général de Winnov.
Cette startup de conseils en e-santé, créée en 2017, a développé le programme CDIET, une application qui permet de détecter la dénutrition chez les personnes âgées dépendantes, ainsi qu'un suivi diététique.
Un questionnaire numérique au préalable
Accessible via smartphone, tablette et ordinateur, la plateforme propose en premier lieu à la personne âgée de réaliser, en compagnie d'un aidant, un bilan diététique qui va faire état de sa situation nutritionnelle. Et en fonction des résultats de celui-ci, un suivi personnalisé est mis en place.
"Il s'agit d'un questionnaire où la taille, le poids, la taille, l'âge, les antécédents médicaux, le port de prothèses et les traitements en cours notamment, sont recensés. Les réponses sont ensuite envoyées à une diététicienne qui va les analyser et mettre en place le suivi", ajoute Yann Ferrari.
En cas d'état d'alerte, la diététicienne émet des recommandations nutritionnelles à l'aidant et un bilan sera refait tous les mois. Sinon, le contrôle aura lieu tous les trois à quatre mois.
"L'application CDIET permet également d'être en relation directe avec une diététicienne/nutritionniste ainsi que le médecin traitant, l'ouverture d'un dossier patient, de faire de la téléconsultation en direct ou l'envoi de prescriptions de compléments alimentaires par exemple", ajoute le dirigeant.
À la recherche d'un modèle économique
Cet outil a été testé durant plusieurs semaines par une centaine de personnes âgées via trois porteurs de repas et deux Spasad (service polyvalent d'aide et de soins à domicile) en Ariège, une Spasad dans le Tarn et des Ehpad de ces deux départements. La phase d'expérimentation arrive d'ailleurs à son terme.