Avec 200 000 à 300 000 utilisations mensuelles et plus d'un million d'utilisateurs uniques depuis le début de l'aventure deux ans plus tôt, tout en étant uniquement disponible sur l'application Messenger de Facebook, le comparateur de vol Flybot était le chatbot numéro un en France. Malgré une base clientèle croissante, ses dirigeants viennent d'annoncer sur les réseaux sociaux la "mise en sommeil pour l'instant" de Flybot, avant de statuer de manière définitive sur le sort de la startup basée à Toulouse dans les mois à venir.
"Avant la crise de la Covid-19, cela se passait très bien pour Flybot. Nous réalisions un chiffre d'affaires de 50 000 à 70 000 euros par mois, avec près de 50% de bénéfices et nous étions donc rentables, sans avoir la nécessité de lever des fonds pour nous développer. Malgré la mobilité des personnes fortement réduite pendant cette période, nous n'avons pas perdu d'argent avec cette crise sanitaire notamment grâce aux différentes aides mais aussi grâce à notre matelas financier confortable. Cependant, nous n'en gagnions plus", explique à La Tribune Thibault Descombes, le co-fondateur de la jeune entreprise.
Pour se constituer ce "trésor de guerre" et séduire massivement, Flybot reposait essentiellement sur une prestation de service simple à mettre en oeuvre, au premier abord. Le chatbot (logiciel programmé pour simuler une conversation en langage naturel, ndlr) composé d'intelligence artificielle, échangeait directement sur Messenger avec l'utilisateur pour connaître sa destination, la date souhaitée et divers autres critères. Une fois ces informations en poche, Flybot trouvait gratuitement en quelques secondes les vols les moins chers et redirigeait le client directement vers le site de la compagnie aérienne en question. Pour avoir accès aux informations sur tous les vols disponibles et pour se rémunérer, les fondateurs avaient signé des partenariats avec les comparateurs de vols existants et des compagnies aériennes.