Fini le Bizlab et place à Airbus Scale : l'avionneur européen bouscule sa politique d'innovation

Florine Galéron
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Rémi Benoit

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C'était il y a près de sept ans, autrement dit une éternité dans le monde des startups. En mars 2015, Fabrice Brégier, alors PDG d'Airbus, était venu en personne inaugurer à Toulouse le "Bizlab", un accélérateur dédié à l'innovation dans l'industrie aéronautique et spatiale. À l'époque, ce type de structures pour accompagner les startups ou les projets corporate était en pleine effervescence dans la foulée du lancement de la dynamique French Tech. En l'espace de six mois, l'avionneur européen avait dupliqué le modèle Bizlab à Hambourg en Allemagne et à Bangalore en Inde.
Fabrice Brégier était venu inaugurer le Bizlab de Toulouse en 2015. (Crédits : Rémi Benoit)
L'annonce est passée relativement inaperçue mais Airbus a officialisé début novembre un changement radical de stratégie en matière d'innovation. Fini le Bizlab et place à Airbus Scale. Au lieu d'accélérer des startups embryonnaires, qui n'avaient pas encore totalement défini leur modèle économique et leur produit, l'avionneur européen compte soutenir des jeunes pousses beaucoup plus matures.
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Côté projets internes, là aussi changement de braquet. "Nous sommes à la recherche de technologies déjà développées au sein d'Airbus pour créer de nouvelles sociétés (spin-offs). Par exemple, une machine a été créée en interne pour filtrer le CO2 et générer de l'oxygène. Ce type de technologies peut être utilisé à bord de l'ISS ou dans les sous-marins mais il est également possible de créer une société au service du climat", ajoute-t-il. À Toulouse, Airbus compte également soutenir un projet interne pour fabriquer des respirateurs. Le troisième pilier d'Airbus Scale est de favoriser l'esprit d'entrepreneuriat au sein du groupe.
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