Fonctionnaires : blocage sur les salaires

Les 5,2 millions de fonctionnaires savent maintenant quelle sera l'évolution de leur pouvoir d'achat dans les trois ans à venir. Hier, lors d'une réunion avec les syndicats, le gouvernement a précisé les mesures salariales qui s'appliqueront dans les trois fonctions publiques. Finie la traditionnelle revalorisation du point d'indice (base de calcul des salaires), au grand dam des syndicats, et place à une politique salariale, qualifiée de " globale " par le gouvernement (voir " La Tribune " du 25 janvier).Pour la financer, le gouvernement dispose de près de 1,4 milliard d'euros sur trois ans, grâce au non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux en retraite. Eric Woerth, ministre du Budget et de la Fonction publique, et André Santini, secrétaire d'État à la Fonction publique, ont donc maintenu hier une revalorisation du salaire de base des fonctionnaires d'au moins 0,8 % en 2009 (+ 0,5 % en juillet et + 0,3 % en octobre), puis + 0,5 % les 1er juillet 2010 et 2011. Le gouvernement veut instaurer, dès 2008, pour les corps d'attachés de l'État une " prime de fonctions et de résultats " (PFR). Ce dispositif est composé de deux parts. La première, dite fonctionnelle, tiendra compte des responsabilités et du niveau d'expertise de l'agent, tandis que la part individuelle (variable selon le niveau hiérarchique des corps) sera liée à sa performance.Autre nouveauté de la politique salariale 2009-2011 : la mise en place d'un dispositif d'intéressement collectif. L'attribution de cette prime dépendra de la réalisation d'objectifs chiffrés, fixés annuellement par service. Chaque ministère devra fixer les objectifs et les indicateurs, ainsi que les modalités de répartition de l'enveloppe. Enfin, pour répondre à l'envolée des prix du carburant, le gouvernement entend revaloriser les indemnités kilométriques de 10,7 % au 1er août et souhaite engager au mois de septembre une concertation avec les syndicats sur les conditions de mise en place d'une aide directe aux agents publics contraints d'utiliser leur véhicule pour se rendre à leur travail.UNE METHODE JUGEE " INACCEPTABLE"Tant la méthode que les hausses de salaires ont été jugées inacceptables par les syndicats qui ont quitté Bercy en colère. Ils réclament une date de " vraie négociation " sur une revalorisation générale des traitements. Au ministère, on ne veut pas faire un constat d'échec : " La porte est toujours ouverte. "

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