Polémique après le crash d'un Airbus A310 de Yemenia

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AérienMoins d'un mois après l'accident d'un A330-200 d'Air France, le crash lundi soir aux Comores d'un Airbus A310 de Yemenia Airways touche à nouveau la France. Soixante-six Français se trouvaient à bord, sur les 158 personnes présentes dans cet avion qui reliait Sanaa, la capitale du Yémen, à Moroni, celle des Comores. Ils étaient arrivés à Sanaa sur un Airbus A330-200 de Yemenia en provenance de Paris puis Marseille. Un enfant de 5 ans et une adolescente ont survécu à la catastrophe. Des témoins à l'aéroport de Moroni ont vu l'A310 en approche pour atterrir, puis « repartir ». Ce qui laisserait penser à une remise des gaz. La présence de survivants fait penser à une tentative d'amerrissage, selon Vincent Favé, un expert. D'après les autorités locales, « la météo n'était pas vraiment favorable ».une révision en mai 2009Comme pour chaque accident, il est impossible de savoir ce qui s'est passé. Pourtant, le secrétaire d'État aux Transports français, Dominique Bussereau, oubliant l'appel à la prudence qu'il avait demandé après le crash d'Air France (« Pour l'instant, on n'en sait strictement rien. Toute hypothèse serait fausse et erronée. Prenons notre temps. »), a carrément pointé du doigt la compagnie Yemenia qui n'avait jusqu'alors jamais connu d'accidents. Il a rappelé que cette compagnie, qui ne faisait pas partie de la liste noire établie par Bruxelles, était étroitement surveillée par la direction générale de l'avion civile (DGAC) et que l'A310 « avait été exclu du sol national en 2007 parce qu'il présentait un certain nombre d'irrégularités dans ses équipements ».Son homologue yéménite Khaled al-Wazir a de son côté rétorqué que les remarques françaises concernaient « les sièges de l'avion et des questions de décor dans la cabine ». Il a précisé que l'avion avait été « révisé en mai 2009 sous la supervision d'Airbus ». L'avionneur n'a fait aucun commentaire. L'avion incriminé est entré en service en 1990 chez Air Liberté pour rejoindre la flotte de Yemenia en 1999. En dix-neuf ans, il a comptabilisé 52.000 heures de vol. Soit deux fois moins qu'un long-courrier d'une grande compagnie qui vole en moyenne 5.000 heures par an. « Cet avion avait dix ans de vol. Ce n'est pas énorme », explique un expert. De plus, cet appareil appartient au puissant loueur américain ILFC, selon l'agence Reuters. Or « les loueurs obligent par contrat les compagnies à procéder aux phases de maintenance réglementaires ». Celle-ci ne peut être, en théorie, détournée dans la mesure où les conditions de retour d'un avion loué sont simples : il doit être aux standards européens et américains. Le plus sage est donc d'attendre les résultats de l'enquête en espérant que les boîtes noires seront retrouvées. Une équipe du Bureau enquête analyses (BEA) va être envoyée sur place. Fabrice Gliszczynsk

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