Les baisses de prélèvements attendront

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Dans le droit fil d'une politique fiscale libérale, Nicolas Sarkozy défendait en janvier 2007 dans un entretien au « Monde » l'idée de baisser les prélèvements obligatoires de 4 points de PIB afin de « rendre » 68 milliards d'euros aux Français. Le premier été du quinquennat a donc été celui des baisses d'impôts et du désormais fameux « paquet fiscal » : défiscalisation des heures supplémentaires, bouclier fiscal à 50 %, baisse des droits de succession, exonération des intérêts d'emprunts immobiliers, réforme du crédit d'impôt recherche, ISF-PME? Cette politique fiscale n'a pas provoqué le choc attendu sur la croissance. En revanche, la détérioration des recettes fiscales est sensible. Et c'est l'éclosion à la mi-2008 d'un bouquet de nouvelles taxes : sur le poisson, sur les opérateurs télécoms, sur le capital pour financer le RSA, sur les poids lourds? Seule exception dans ce revirement, la volonté de préserver la compétitivité des entreprises en diminuant le poids de leurs prélèvements. C'est ainsi que la suppression progressive de l'impôt forfaitaire annuel est actée et que la taxe professionnelle devrait disparaître. Un peu plus de vingt mois après l'élection de Nicolas Sarkozy, l'ambition d'une baisse des impôts a été ramenée à la stabilisation des prélèvements obligatoires à leurs niveaux actuels, avec comme corollaire de la baisse des charges pesant sur les entreprises un alourdissement des impôts des ménages. A. E.

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