L'État suisse reste chez UBS

 |  | 399 mots
Lecture 2 min.
queIl y a moins de neuf mois, l'État suisse venait à la rescousse d'UBS, aux abois, en lui prêtant quelque 6 milliards de francs suisses. Depuis hier, l'État a la possibilité de convertir son prêt en actions UBS et, ainsi, prendre 9,3 % du capital de la banque. Mais, pour l'heure, le statu quo prévaut : « Jusqu'à présent, aucune décision concernant une conversion ou une vente n'a encore été prise », a indiqué l'État helvétique dans un communiqué. Plusieurs « possibilités de transaction » sont à l'étude et le gouvernement « prendra une décision en temps voulu », l'engagement dans UBS étant « temporaire ».Au cours actuel, une conversion aurait peu d'intérêt, puisqu'elle se ferait à « un prix minimum de 18,21 francs », alors que le titre a clôturé hier à 14,92 francs (+ 0,54 %) à la Bourse de Zurich. Seule certitude : l'État ressortira gagnant de cette opération. Soumis à un intérêt de 12,5 %, le prêt accordé à UBS lui rapportera 750 millions de francs par an. S'il décide de ne pas entrer au capital de la banque, il lui restera la possibilité de céder l'emprunt à un autre investisseur. Toutefois, cette option est difficilement réalisable, car les conditions de l'opération contraindraient la Confédération helvétique à placer les 6 milliards de francs de prêt en 60 tranches de 100 millions de francs chacune. « Il est probable que la Suisse attende qu'un accord soit trouvé avec les États-Unis sur les questions fiscales avant de prendre une décision, pense Jean Sassus, analyste chez Raymond James. Elle n'a pas tant vocation à aller au terme de l'emprunt [juin 2011, Ndlr] que de protéger la banque dans l'attente du règlement de ses problèmes juridiques. »D'après certaines sources, UBS serait entrée en négociation avec l'État pour rembourser son emprunt. Une solution qui l'obligerait à procéder à une émission d'actions. En Suisse, certaines voix, comme celle du président de la commission de la Concurrence, Walter Stoffel, s'élèvent pour exiger le désengagement de l'État « dès que les marchés le permettront ».Au premier trimestre, UBS a ramené sa perte nette à 1,975 milliard de francs suisses (1,3 milliard d'euros), après 20,9 milliards de francs en 2008. Lundi, un membre de la direction d'UBS avait indiqué que la banque continuait de subir des retraits de capitaux.Alexandre MaddensUBS serait entrée en négociation avec l'État pour rembourser son emprunt.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :