Collectivités

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Nicolas Sarkozy vient de fixer les choses devant les parlementaires UMP réunis à l'Élysée pour les v?ux : les grandes lignes de la réforme des collectivités territoriales « seront arrêtées entre l'été et l'automne ». En ajoutant : « La page est encore blanche, il faut qu'on l'écrive ensemble. » Une manière pour le président de la République de réaffirmer sa volonté réformatrice tout en calmant ses propres troupes.En effet, depuis que le bouillonnant porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a annoncé, fin décembre, que « la fusion des départements et des régions, c'était pour bientôt », la température a sacrément grimpé au sein de l'UMP, où cette idée n'a pas que des supporters. Au point que Xavier Bertrand, le nouvel homme fort de l'UMP, assailli de récriminations d'élus locaux, a décidé de réunir aujourd'hui un bureau politique du parti pour recadrer le débat et tenter de dégager une position commune en vue du débat parlementaire qui promet d'être animé, notamment au Sénat. L'objectif est d'éviter un second psychodrame après celui du travail du dimanche. Pour l'heure, le PS reste discret sur le dossier. Mais, en son sein, il y a autant de divergences sur les réformes.Après l'UMP qui réunira ce lundi son bureau politique, le comité Balladur, chargé par l'Élysée de remettre, fin février, des propositions de réformes, auditionnera demain Jean-Paul Huchon, le président PS de la Région Ile-de-France. Tandis que le groupe de travail mis en place par le président du Sénat, Gérard Larcher, questionnera Jean-Pierre Chevènement, l'ancien ministre de l'Intérieur à l'origine des intercommunalités.La question de la simplification de notre organisation territoriale actuelle n'est pas la seule à perturber les élus. Celle des ressources est au moins aussi complexe. « La con fusion actuelle des compétences conduit à l'irresponsabilité, en particulier en matière de fiscalité locale », rappelait le président devant les parlementaires UMP. Bercy travaille d'ailleurs depuis plusieurs mois sur une remise à plat des impôts locaux, qui risque d'être aussi radicale qu'une éventuelle fusion des départements et des régions. Cela passera par une suppression progressive de la taxe professionnelle.

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