L'Union pour la Méditerranée bat de l'aile

 |   |  301  mots
La jeune Union pour la Méditerranée (UPM) de Nicolas Sarkozy fait l'amère expérience du vieux processus de Barcelone : sans la paix, point de progrès. Bref, si le partenariat euro-méditerranéen lancé en 1995 à Barcelone n'est pas un succès, c'est essentiellement en raison de tensions politiques et des guerres qui ravagent la rive sud de la Mare Nostrum. L'UPM se casse donc les dents sur les mêmes obstacles que Barcelone. Ainsi, l'Algérie se pose aujourd'hui la question de son appartenance à ce « machin » qui est devenu davantage politique que technique. Alors que son secrétaire général n'est pas encore connu, les secrétariats adjoints ont été distribués à six pays dont Israël et l'Autorité palestinienne. Lors de la réunion ministérielle de l'UPM, début novembre à Marseille, un consensus s'était dégagé pour que Barcelone accueille le siège et que la Ligue arabe en soit membre à part entière en contrepartie d'un secrétariat général adjoint pour Israël, une situation aujourd'hui « extravagante » selon le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci. démarche bilatéraleCompte tenu des circonstances actuelles, personne ne s'attend à des progrès substantiels de l'UPM à court terme. « On va continuer à faire du Barcelone », reconnaît-on à la Banque européenne d'investissement (BEI), le bras financier du partenariat euro-méditerranéen. Les trois grands projets inscrits sur l'agenda de la jeune UPM (dépollution de la Méditerranée, plan solaire, autoroutes de la Méditerranée) constituent en fait un ensemble de projets nationaux que la BEI s'efforce de coordonner. Il s'agit plutôt d'une démarche bilatérale de l'Union européenne avec ses partenaires de la Méditerranée qu'une transversalité entre les pays de la rive sud. Marc Dege

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :