Gazprom réduit ses investissements

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énergiePour la première fois depuis le début de la crise, Gazprom envisageait hier de retarder d'un an le lancement de son gisement géant de Bovanenkovo, prévu pour fin 2012, en raison de la chute de la demande. De 550 milliards de mètres cubes en 2008, la production du géant gazier russe pourrait tomber à 450 milliards cette année et ne se redresser que très progressivement (507 milliards en 2010, 510 en 2011 et 523 en 2012), selon le vice-PDG du groupe d'État russe, Alexander Ananenkov.Gazprom s'était fixé pour objectif de faire passer sa part de marché en Europe de 25 % à 33 % au cours de cette décennie, un objectif pratiquement atteint à la fin de l'année dernière. Mais la part de marché de Gazprom est brutalement retombée à 16 % au cours du premier trimestre, selon l'Agence internationale pour l'énergie. Durant cette période, la consommation de gaz en Europe a baissé de 5,4 %, tandis que les importations de gaz russe par les pays du Vieux Continent ont, elles, baissé de 35,3 %.Cette désaffection pour le gaz russe est-elle liée à une conspiration antirusse, comme certains le pensent à Moscou ? La raison est sans doute plus prosaïque. Commentaire anonyme venant d'un groupe gazier européen : « Gazprom se montre très intransigeant sur le prix du gaz et refuse d'aligner les tarifs sur ceux du pétrole. » Les prix du gaz sont en principe indexés sur le baril de pétrole à travers une formule complexe, et il existe un décalage de six mois environ entre les deux courbes. Les acheteurs européens ont longtemps attendu une grosse ristourne de Gazprom? qui n'est pas venue. Les autres grands fournisseurs des groupes européens se sont apparemment montrés plus souples? Les experts sont partagés sur la capacité de Gazprom à regagner rapidement la part de marché perdue. Mais ils se rejoignent pour dire qu'on en aura une idée assez claire à la fin de l'été, lorsque les gros achats préparant l'hiver commenceront.Emmanuel Grynszpan, à Moscoules importations de gaz russe par les pays du Vieux Continent ont, elles, baissé de 35,3 %.

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