Le commerce de la « France-Afrique » perd du terrain

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AfriqueAlors que Nicolas Sarkozy assistait hier à Libreville aux obsèques du président gabonais Omar Bongo, la question se pose de l'avenir de la « Françafrique », dont la composante commerciale semble aujourd'hui se dissoudre dans la mondialisation. Certes, les exportations françaises vers l'ensemble du continent noir ont gagné 37 % entre 2000 et 2008, alors que la part de l'Afrique dans le commerce mondial est passée de 5 % à 2 % en vingt ans? Mais vue de l'Hexagone, cette augmentation reste très relative, les échanges avec l'Afrique plafonnant à 6 % du commerce tricolore et se laissant distancer par d'autres régions du monde, en tête la Chine, dont le poids a presque triplé depuis 2000 dans le bilan commercial national. Selon Anthony Bouthelier, président délégué du Conseil français des investisseurs en Afrique, il ne faut pas y voir un signal de négligence, mais plutôt la traduction d'un mouvement de diversification des entreprises françaises. Mues par une logique capitalistique, celles-ci délaissent les marchés africains traditionnels au profit de l'Afrique du Sud et du Nigeria, plus riches, et devenus les deux premiers clients de la France sur le continent. courtiser d'autres pays« Les entreprises qui commercent avec l'Afrique considèrent que les terrains connus du Sénégal ou de la Côte d'Ivoire offrent moins de potentiel », analyse Anthony Bouthelier. D'où la volonté de Paris de courtiser de nouveaux pays, comme en témoigne le récent passage à Johannesburg et Luanda d'Anne-Marie Idrac, la secrétaire d'État chargée du Commerce extérieur. Il est vrai que l'Afrique du Sud représente désormais un quart des ventes françaises en Afrique subsaharienne, soit trois fois plus que le Gabon. Claire Fallou

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