« Corporate America » reste sur ses gardes

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Barack Obama est attendu de pied ferme par les lobbies d'affaires américains et les entreprises qu'ils représentent. Tom Donohue, le président du plus important d'entre eux, The US Chamber of Commerce, engage « la nation à faire bloc » derrière le nouvel hôte de la Maison-Blanche. Le responsable incite aussi le Congrès à adopter un « large plan de relance qui non seulement arrête l'hémorragie économique et permette aux Américains de continuer à travailler, mais favorise la croissance et les créations d'emploi ».En présentant la semaine dernière les initiatives qui, à son sens, devraient constituer les « priorités des 100 premiers jours » du président, Donohue s'est félicité des programmes annoncés de grands travaux. Mais au nom des entreprises, il a aussi prévenu que toute réforme « devrait être examinée sous le prisme de l'emploi et du redressement ». « Et si un projet représente un fardeau pour les employeurs déjà en difficultés, il devra être reporté, transformé ou rejet頻, a averti Dohonue.Pour l'heure, les dernières propositions formulées par Obama depuis son élection du 4 novembre n'ont réservé que de bonnes surprises aux entreprises. Son plan de relance d'environ 800 milliards de dollars comprendra 300 milliards de baisses d'impôts dont une centaine accordée aux sociétés, selon les informations qui circulent à Washington. Outre des crédits d'impôts pour chaque création d'emploi, la nouvelle administration envisage désormais des allégements fiscaux sur des investissements ciblés et des exemptions plus longues pour les entreprises déficitaires lorsqu'elles renouent avec les bénéficesLes lobbies patronaux, qu'ils représentent les PME (NFIB) ou les grands industriels (NAM), craignent toutefois d'avoir à en découdre avec le nouveau vice-président, Joe Biden. Celui-ci est proche des milieux syndicaux et s'est choisi pour chef économiste Jared Bernstein, ancien analyste de l'Economic Policy Institute (EPI), un « think tank » dont la proximité avec l'intersyndicale AFL-CIO est connue. Or, l'US Chamber s'est engagée à combattre certaines promesses électorales de Obama : développement des libertés syndicales, révision des traités de libre-échange, « contrôle du gouvernement » des comptes épargne santé?la « dette » d'obamaObama a une dette envers les syndicats. Ceux-ci ont dépensé une centaine de millions de dollars pour soutenir sa campagne et celles de candidats démocrates au Congrès. Initialement acquis à la cause d'Hillary Clinton, ce sont aussi eux qui ont convaincu nombre de cols bleus d'élire un président métis. nJEREMY PIPER/BLOMBERG NEWS

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