Martine Aubry : " On a besoin de Dominique Strauss-Kahn"

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Affaire DSKDominique est un ami et j'ai une totale confiance en lui. Donc je n'imagine pas un instant qu'il ait pu y avoir favoritisme, je diraismême que je suis convaincue qu'il n'y en a pas eu. Pour le reste, c'est une affaire privée, elle ne m'intéresse pas. En revanche, ce quim'intéresse, ce sont les propositions que fait Dominique Strauss- Kahn pour que le FMI redevienne un fonds au service de l'économie, qui fixe des règles certes aux marchés financiers mais qui surtout permette à l'économie réelle de reprendre le pas sur la finance.On a besoin de Dominique Strauss-Kahn (...) et la France doit être fière de l'avoir à la tête du FMI. Et je serais n'importe quel Français, je le soutiendrais (...) Ce que je remarque, c'est que ce que propose Dominique Strauss-Kahn aujourd'hui va à l'encontre de certains intérêts de financiers, pour le reste, c'est une affaire privée qui ne regarde que lui. Congrès du Parti socialiste Aucune des grandes motions ne peut aller jusqu'à 50 %, en revanche il y aura quelqu'un qui sera en tête.ÀDijon comme auMans, nous avons privilégié le rassemblement par rapport à la ligne. J'espère que nous sortirons avec une ligne forte et que Josiane Balasko ne pourra plus dire : où sont les socialistes ? Abstention du PS à l'Assemblée Nous avons accompagné Nicolas Sarkozy au moment où il y avait le feu, mais dans ce texte, il y avait l'idée de devoir être d'accord avec toute sa politique. C'est l'ensemble de la politique qu'ilmène qui a conduit la France à la récession. FrançoisHollande aurait dû nous réunir la veille, s'il nous avait réunis, nous aurions débattu, pris une position, nous aurions été un vrai parti et à ce moment-là nous pourrions sanctionner ceux qui ne respectent pas cette position. Il ne faut pas s'étonner que Manuel Valls ait eu l'expression qui a été la sienne. Crise financière Tant mieux si l'Union européenne a progressé, même si ce n'est pas une politique européenne qui est mise en place mais une coordination des politiques nationales. Nous aurions aimé que l'Europe décide d'un grand plan de relance des investissements, des infrastructures et de la recherche. Ce que je remarque, c'est que c'est tout un système qui est en cause. J'aimerais que ce que dit M. Sarkozy, il le fasse en France, avoir par exemple un budget qui relance la croissance et l'emploi. Avec Nicolas Sarkozy, il y a le discours et puis il y a les actes. Dans la gestion de la crise, je donne 12/20 à Nicolas Sarkozy. Nous voyons aujourd'hui les résultats de la loi TEPA, on devrait la supprimer, au moins Nicolas Sarkozy pourrait la mettre entre parenthèses, et puis il y a les niches fiscales, et enfin la politique du logement. Pour relancer la croissance et l'emploi, il faut un changement de politique. Pertes à la Caisse d'Épargne Que la Caisse d'Épargne s'amuse à jouer en Bourse, ce ne sont pas seulement des mécanismes qui sont en cause, c'est tout un système où l'on peut penser que l'important, c'est de gagner de l'argent en Bourse au lieu de financer par exemple le logement. Banques Le président de la République nous dit qu'il y aura des contreparties,moi j'aurais souhaité une contrepartie que les Français attendent, qu'on dise aux banques que, quand cela ira mieux, il faudra rembourser. Éducation Heureusement que c'est le premier budget de la France. Comment peut-on dire que nous sommes dans une société de la connaissance si on fait reculer l'Éducation nationale ?

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