Le groupe allemand voulait une coopération d'égal à égal

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Siemens n'a officiellement encore rien décidé. C'est le message que l'on a voulu faire passer hier, à Munich, au siège du conglomérat. Certes, le sujet de la sortie d'Areva NP sera bien mis à l'ordre du jour du conseil de surveillance convoqué lundi. Mais, à l'approche de la date du 30 janvier, il faut qu'une décision soit prise. En revanche, la direction de Siemens ne se présentera pas devant le conseil avec un avis tranché. Ce seront donc aux membres de ce conseil de décider, et l'issue de ces débats est, dit-on, encore incertaine.Siemens a pourtant bel et bien réclamé le partage du pouvoir dans le fabricant de réacteurs nucléaires et, donc, la moitié du capital. « Notre volonté est de participer aux décisions sur un pied d'égalité et de développer une coopération équilibrée », affirme-t-on chez le groupe allemand. Il est vrai que, comme le soulignent les analystes de LBBW, « en tant que minoritaire, Siemens n'a aucune maîtrise des risques des projets, ce qui s'est révélé très coûteux au cours des dernières années ». Mais le groupe français n'a rien voulu savoir et a refusé toute modification du capital de sa filiale.dimension politiqueSi le conglomérat allemand prend la décision de quitter le bateau Areva NP, ce sera donc presque à regret. « Nous sommes globalement très satisfaits de notre coopération actuelle avec Areva », martèle le groupe munichois, qui ajoute que le nucléaire reste un « marché stratégique ». La coopération avec Areva demeure donc essentielle et Siemens promet de la poursuivre quoi qu'il advienne, même « sous d'autres formes » qu'un joint-venture.Comment expliquer le refus catégorique d'Areva. « Le dossier a évidemment une dimension politique », concède un proche du dossier. Et, du coup, les regards se tournent vers l'Élysée et sa volonté de créer un « champion national » en mariant Alstom et Areva. Le groupe allemand aura-t-il été découragé par cette influence politique?? Une chose est certaine?: si Siemens claque la porte, ce serait un signe négatif pour les relations entre Berlin et Paris. Un de plus. Romaric Godin, à Francfort

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