daniel collignon
La Tribune
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PDG d'Axéria VieLes premiers résultats indiquent que les fonds en euros ont plutôt résisté en 2008. Quel bilan tirez-vous de l'année écoulée?? Elle a été difficile, bien sûr. La volatilité des marchés a contraint les gérants à arbitrer plus fréquemment qu'à l'accoutumée. Mais j'estime que le risque s'est payé à sa juste valeur. Il y avait de belles opportunités à saisir, comme, certaines obligations d'entreprise peu risquées et très rémunératrices ou encore des parts de SCPI vendues avec 30 % ou 40 % de rabais. Mais ces petites lignes provenant d'investisseurs institutionnels représentaient souvent à peine 0.5 ou 1 million d'euros. Cela a surtout favorisé les petits fonds en euros, c'est-à-dire les plus récents. Pour eux, quelques millions placés à 7 % ou 8 % suffisent à doper le rendement de l'année.Les fonds en euros avec de gros encours possèdent tout de même des atouts?... Bien sûr ! Ces gros paquebots offrent une rémunération souvent plus stable d'une année sur l'autre. Avec la nouvelle baisse des taux de la BCE, les obligations d'État rapporteront moins en ce début d'année. Or, il faut bien investir sur le marché l'argent que nous confieront les épargnants en 2009. En cas de forte baisse des taux cette année, les gros fonds en euros seront mathématiquement moins dilués par ces obligations à faible rendement.
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