Entre le Club Med et son actionnaire chinois, les relations se tendent
Marie-pierre Gröndahl
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Le Club Med de Marrakech va s’étendre grâce à l’achat de terrains attenants.
© LTD / Club Med
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Le Club Med de Marrakech va s’étendre grâce à l’achat de terrains attenants.
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Après une décennie harmonieuse, le climat semble se détériorer entre le conglomérat chinois Fosun International, présent entre autres dans la santé, la banque, le sport, le luxe et le tourisme, et sa filiale française. Cofondé par Guo Guangchang et quatre autres anciens étudiants de l'université Fudan en 1992, le groupe s'est mué en un empire diversifié qui détient la plus grande banque du Portugal, Millennium BCP, un club de football anglais de Premier League, ou encore la marque française de mode Lanvin. Fosun a racheté le numéro un mondial des vacances haut de gamme tout compris en 2015 pour près de 1 milliard d'euros, après une interminable bataille boursière qui l'a opposé à l'homme d'affaires italien Andrea Bonomi. Puis a retiré l'entreprise française de la cote.
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Outre une stabilité capitalistique, un apport technologique et des moyens financiers nécessaires à son développement, Fosun a offert le marché chinois au Club Med tout en accélérant sa croissance en Asie-Pacifique, une zone cruciale pour l'entreprise : son volume d'affaires a bondi de 96 % dans cette zone en 2023 malgré un retour plus lent que prévu des touristes chinois voyageant à l'étranger, y compris dans le reste de l'Asie. Mais Fosun International subit depuis plusieurs années les conséquences du ralentissement économique sur son marché domestique depuis la pandémie, alors que les restrictions mises en place pour lutter contre le Covid y ont perduré bien plus longtemps qu'en Europe et aux États-Unis.
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