Chine-Russie : la guerre sans la démocratie
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François Clémenceau - Le monde à l'endroit
© LTD / DR
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Même s'ils ne sont pas du même âge, il y a beaucoup de ressemblances entre Lai Ching-te et Joe Biden. Comme le président américain, celui qui prêtera serment demain pour diriger Taïwan est issu d'un milieu modeste et d'une famille nombreuse. Tous deux, au sein de leur parti, sont des centristes. Le successeur de Tsai Ing-wen se qualifie lui-même de « pragmatique » sur la question de l'indépendance. À quoi sert en effet de revendiquer la rupture avec Pékin, alors que Taïwan existe de facto par elle-même et s'est émancipée sur tous les plans ? Comme Joe Biden, Lai Ching-te a été vice-président pendant quatre ans après avoir longtemps siégé au Parlement, ce qui fait de ces deux êtres des professionnels expérimentés de la gouvernance.
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Ce qui les réunit, enfin, c'est qu'ils ont précisément servi aux plus hautes fonctions à l'heure où la Chine et son allié russe veulent asseoir leur hégémonie, lentement mais sûrement, dans une sphère d'influence et d'action presque sans limites. Cette semaine à Pékin, les deux dirigeants en étaient à leur 43e rencontre ! Comme il est tellement plus facile d'être brutal en général, de violer les droits humains de son peuple en particulier, d'agresser ses voisins presque par nature, de vouloir dicter au monde une nouvelle grammaire du rapport de force, lorsqu'il n'y a pas de campagne électorale chez soi et encore moins de sanction du suffrage !