à Londres, les étrangers cherchent la bonne affaire immobilière
La Tribune
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De bonnes affaires immobilières à Londres ? L'idée, saugrenue il y a tout juste six mois, commence doucement à émerger. Mais pour une seule catégorie d'acheteurs : les étrangers. Entre baisse de la livre sterling et chute des prix immobiliers, les acheteurs en euros et en dollars peuvent aujourd'hui commencer à se frotter les mains. « Pour un acheteur en euros, les prix peuvent être 40 % moins chers que l'an dernier », souligne Ed Mead, de l'agence immobilière Edward & Douglas, spécialisée dans les quartiers luxueux de Londres. Pour l'instant, les acheteurs réels ne se précipitent pas. Mais depuis quelques semaines, les agents immobiliers reçoivent de plus en plus de coups de téléphone du « continent ». « Janvier est traditionnellement une période calme, mais nous avons reçu beaucoup d'approches en ce début d'année, notamment de la zone euro, mais aussi de Russie », explique Simon Bray, de l'agence Hudsons. Les Italiens sont particulièrement nombreux, à cause de campagnes de publicité menées dans les journaux transalpins. Quant aux acheteurs du Moyen-Orient, après s'être fait très discrets avec la chute du pétrole, ils reviennent sur le marché avec la hausse du dollar face à la livre sterling. L'un d'eux vient d'ailleurs de faire une offre de 5 millions de livres (5,5 millions d'euros) sur un somptueux logement de la capitale britannique?des requins « Les agents immobiliers spécialisés dans les zones les plus chic de Londres reconnaissent ne presque jamais rencontrer de Britanniques en ce moment, souligne Linton Chiswick, auteur d'un blog sur l'immobilier. Pour certains, 90 % des ventes haut de gamme se font auprès d'acheteurs étrangers. »Mais Patrick Alvarado, un Franco-Espagnol qui travaille à l'agence Edward & Douglas, prévient : « Attention, les acheteurs potentiels sont des requins. Ils cherchent à saisir la bonne occasion en pressant au maximum le vendeur. » Il cite notamment le cas d'un appartement ultraluxueux dans le très huppé quartier de Chelsea, qui avait été mis en vente à 3 millions de livres (3,3 millions d'euros). « Les vendeurs étaient prêts à descendre à 2 millions. Mais l'acheteur a fait une offre à 1,4 million ! » Soit moitié moins que le prix initial. Le vendeur a refusé?Éric Albert, à Londres
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