L'Europe relance l'A400M
La Tribune
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Le ministre de la Défense, Hervé Morin, avait bien le sourire hier. « Je suis très satisfait que les sept pays clients de l'A400M aient privilégié l'intérêt commun et l'Europe de la défense à des considérations nationales », a-t-il déclaré à « La Tribune ». Réunis au Castellet (Var), les sept ministres de la Défense ont donc donné une nouvelle chance au programme d'avion de transport militaire en décidant d'ouvrir de nouvelles négociations avec le groupe EADS et sa filiale Airbus (« La Tribune » d'hier) jusqu'à la fin de l'année en vue de parvenir à un accord sur les spécificités de l'appareil, sur l'échéancier et sur les conditions financières du programme.Ce succès en revient principalement à quatre hommes : Hervé Morin, qui a soutenu à bout de bras ce programme alors que peu de personnes y croyaient et a convaincu la Grande-Bretagne d'y rester (son départ aurait signifié la fin du programme), le président d'EADS, Louis Gallois, qui a travaillé main dans la main avec le ministre français en dépit des turbulences dans son groupe autour de l'A400M et a accepté des provisions à hauteur de 2,3 milliards d'euros au titre du retard à la livraison des appareils de trois à quatre ans (selon les modes de calculs), Fabrice Brégier, le numéro deux d'Airbus qui a mis sur pied une organisation industrielle enfin cohérente et, Patrick Tramier, chargé des négociations entre EADS et les États clients.« avant la fin de l'année »Louis Gallois, qui a salué « le rôle essentiel d'Hervé Morin », a précisé à « La Tribune » qu'EADS mettait tout en ?uvre pour faire voler l'A400M « avant la fin de l'année ». Avec un éventuel report de deux mois, entre décembre et février prochain. « Nous livrerons le premier avion opérationnel avec trois ans de retard », a-t-il confirmé tout en reconnaissant que après « la montée en cadence industrielle sera moins rapide que prévue ». Ainsi, certains appareils seront livrés avec quatre ans de retard. Michel Cabirol
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