La Banque verte ne veut pas renoncer à l'avantage du nouveau...

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queCrédit Agricolegricole essaie d'éviter les foudres de l'antitrust italienLe pacte d'actionnaires entre Crédit Agricolegricole et l'assureur Generali qui les lie dans Intesa n'aura duré qu'un mois. Face au tollé provoqué en Italie (parce que cet accord redonne à la banque française un poids dans la gouvernance d'Intesa Sanpaolo, première banque italienne), les deux parties ont décidé jeudi soir de suspendre le pacte jusqu'au 30 juin 2009, a annoncé informellement l'administrateur délégué de Generali, Giovanni Perissinotto. Sauf que les principaux intéressés, l'antitrust italien (l'Autorité de la concurrence) et les marchés financiers, n'avaient pas vendredi été informés officiellement par Generali ou Crédit Agricolegricole de cette mesure. De toute façon, selon une source proche du dossier, cette suspension du pacte n'aura pas d'effet sur la procédure lancée par l'antitrust contre Intesa Sanpaolo. Procédure qui vise le conflit d'intérêts que représente la présence, même indirecte, de Crédit Agricolegricole dans la gouvernance d'Intesa alors que la banque verte est un concurrent direct d'Intesa en Italie dans la banque de détail (via ses filiales Cariparma et FriulAdria). Pour éviter l'ouverture de la procédure antitrust contre leur pacte, Crédit Agricolegricole et Generali avaient d'ailleurs déjà, proposé sa suspension il y a quelques jours. En vain.Dans les faits, c'est Intesa qui doit présenter sa défense devant l'antitrust d'ici au 14 juin, puisque c'est la banque italienne qui s'est engagée sur les questions de concurrence en 2006 auprès de l'Autorité. Intesa risque, lors de la décision finale en octobre, une sévère amende située entre 500 millions et 5 milliards d'euros, selon la presse italienne. « sans effet comptable »Côté Generali, Perissinotto a souligné que « les motivations sont seulement d'ordre comptable et de march頻, faisant référence à l'avantage comptable que Crédit Agricolegricole retire de l'existence de ce pacte. A noter, cet accord scellé par les présidents de Generali et du Crédit Agricolegricole, Antoine Bernheim et René Carron, ne semble guère avoir l'assentiment de tous les managers de l'assureur. Sans parler des dirigeants d'Intesa qui craignent l'amende...Quoi qu'il en soit, « la suspension du pacte n'a aucun effet au point de vue comptable : notre participation sera mise en équivalence au deuxième trimestre », annonce la banque, lui permettant ainsi d'éviter une dépréciation importante dans ses résultats liée à ses titres Intesa. Frank Paul Weber, à Rome, et G. L. S

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