Sogéclair fait le choix résolu de l'international

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De façon emblématique, Sogéclair, spécialisé dans l'ingénierie en haute technologie, a terminé l'année 2007 par la signature, à la mi-décembre, d'un joint-venture en Inde, avec Vectra Group, constructeur de camions très bien implanté en Inde. Cet accord devrait lui permettre d'accéder au marché indien.Ce choix de l'international par Sogéclair est visible dans les chiffres : la moitié des contrats importants provient de l'étranger. Avec une nouvelle mission d'ingénierie aéronautique en Afrique du Sud, fin novembre 2007, et un contrat chinois sur la simulation automobile, le chiffre d'affaires à l'international affiche une progression de 41 % sur l'an passé.Et le groupe de Blagnac (banlieue de Toulouse, Haute-Garonne) compte déjà trois filiales à l'étranger. " 36 % de nos salariés travaillent hors frontières, précise Philippe Robardey, PDG de Sogéclair. Nous vendons en Russie, en Algérie, en Israël, en Chine, en Corée ou encore aux États-Unis. Depuis 2001, nous avons choisi de nous implanter directement en Espagne, en Allemagne et plus récemment en Grande-Bretagne. "COUTS DE MOBILITE ET GYMNASTIQUE LINGUISTIQUEPour l'entreprise familiale, cette internationalisation permet d'accompagner les grands commanditaires à bon escient. " Dans chaque domaine, nous mobilisons les meilleures compétences, souligne le PDG. Pour les composites, nous ferons appel à une équipe espagnole. Dans l'outillage et l'assemblage, les Allemands sont les plus au point. En ce qui concerne le commercial, les Anglais sont particulièrement doués et nous faisons appel à eux pour le marché américain. Sur l'assurance qualité et l'ingénierie, ce sont les Français qui ont une longueur d'avance. "Ces choix impliquent des coûts de mobilité. Et une certaine gymnastique linguistique : " La langue officielle de la direction est le français, précise Philippe Robardey. Mais quand j'appelle l'Espagne, je parle espagnol et vice versa. " Car Sogéclair joue le jeu de l'international jusque dans les sphères dirigeantes. La société mère accueille un dirigeant espagnol à son conseil d'administration et va ouvrir prochainement ce dernier aux autres nationalités.Depuis sa création en 1986 par la mère de Philippe Robardey, l'entreprise s'est structurée. La maison mère, Sogéclair, chapeaute les filiales conçues par spécialités. Elle a choisi de se concentrer sur deux métiers : l'ingénierie et la simulation, en particulier dans la mécanique et plus ponctuellement sur l'électronique et l'électricité. Concentré sur les marchés de l'aéronautique et du trafic aérien avec Airbus et les aéroports, le groupe s'est ouvert à la défense, au spatial et aux véhicules terrestres. Il compte aujourd'hui 200 clients, dont 67 à l'international.Depuis 1998, la société est entrée en Bourse pour financer sa croissance, avec 26,49 % de son capital détenu par des investisseurs. Neuf ans plus tard, les effectifs sont passés de 300 à 850 personnes. Alors qu'elle ne travaillait que pour des clients français en 1997, son chiffre d'affaires de 80 millions d'euros en 2007 doit 45 % aux contrats hors frontières. Aujourd'hui, le groupe veut consolider sa présence en Grande-Bretagne. Et il envisageune nouvelle implantation hors de France dans les prochaines années, avec l'Amérique du Nord, la Russie et l'Inde en ligne de mire.Une stratégie d'alliance" Nous avons conclu des contrats de développement ou de codéveloppement avec des entreprises capables de fabriquer des pièces, afin de proposerà nos commanditaires des ensembles complets, de la conception jusqu'à la livraison ", explique le PDG Philippe Robardey. Le groupe a multiplié les partenariats. Ainsi l'entreprise ADM, montée en partenariat avec Mecachrome, a-t-elle réalisé la case de train avant de l'Airbus A400M. Sogéclair coopèreaussi avec Mecahers pour proposer des offres conjointes dans le secteur aéronautique. " Dans la simulation, nous disposons d'un réseau de sous-traitants et de partenairesqui nous permet de fournir,par exemple, des simulateurs complets avec les logiciels, les postes instructeurs et la cabine ", explique le PDG.

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