Apre bataille sur le marché des baladeurs numériques

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En 2005, près de 3 millions de Français s'offriront un baladeur numérique. Sur le seul marché français, les ventes vont ainsi atteindre près de 450 millions d'euros de chiffre d'affaires selon les prévisions les plus optimistes de l'institut d'études GfK.Mais aujourd'hui, près de 90 % des baladeurs vendus dans l'Hexagone sont en fait des "baladeurs à mémoire" qui n'ont rien à voir avec l'iPod et la gamme de plus en plus étendue de baladeurs à disque dur (HDD). "Sur le marché des baladeurs à mémoire flash, nous croisons, aux côtés des concurrents traditionnels, des acteurs qui font un coup avec une chaîne d'hypermarché avec un produit bas de gamme qui casse les prix", explique Frédéric Langin de Creative Labs France. Chez Mpio, un concurrent remarqué pour le design de ses produits, même son de cloche. "Des produits vendus entre 29 et 49 euros déstabilisent le marché. Le consommateur a du mal à comprendre pourquoi il devrait payer plus cher pour des baladeurs à disque dur", explique Laurent Brulé, représentant de Mpio en France.Design ambitieux. Pour convaincre le grand public d'investir dans les baladeurs de marque, Creative Labs, qui revendique la deuxième place du marché mondial des baladeurs numériques derrière Apple, a décidé de s'appuyer sur le développement de l'offre légale de téléchargement. "Aujourd'hui, 7 baladeurs vendus sur 10 ne permettent pas de gérer les titres téléchargés légalement sur Internet car ils n'intègrent pas de DRM [gestion de droits numériques]", explique Vincent Navizet de Creative Labs... "C'est paradoxal de ne voir sur le marché que des produits qui ne permettent pas de télécharger légalement de la musique", poursuit-il. En clair, les baladeurs "de marque", qu'ils soient à mémoire ou à disque dur, paient eux leur écot à Microsoft pour son système de gestion des droits numériques communément utilisé par les plates-formes de téléchargement.Pour exister sur le marché reste encore à grignoter des parts de marché sur l'iPod d'Apple. Les fabricants de baladeurs numériques, de Philips à Sony, affichent tous une stratégie de design ambitieuse. Les produits sont de plus en plus légers, compacts et colorés. Les écrans s'affichent en couleurs. Et le baladeur rassemble récepteur radio, enregistreur numérique, visionneuse de photos, etc. Le tout dans des gammes de prix allant de 149 à 449 euros, selon la capacité du disque dur. Mais cela ne semble pas suffire. Même les défaillances de batteries d'iPod, pourtant largement médiatisées, n'ont pas servi de tremplin aux concurrents. Tous affichent pourtant des temps d'utilisation de leurs baladeurs de 20 % à 50 % supérieurs aux différents iPod.Tous occupés à lutter contre les baladeurs à bas prix et la position de force d'iPod, les constructeurs de baladeurs ne perdent pourtant pas de vue qu'aujourd'hui déjà 8 % des téléphones mobiles permettent de stocker de la musique numérique. D'ici à deux ans, les constructeurs de terminaux comptent même proposer des téléphones juke-box. La bataille ne fait que se compliquer.Marion RojinskyUn marché éclaté mais lucratif11 % des foyers français sont déjà équipés et ils seront 18 % à la fin de l'année selon GfK.71 marques sont présentes sur le marché français et devraient vendre entre 2,75 et 3,5 millions de baladeurs à mémoire ou à disque dur en 2005.40 % du marché en valeur, mais seulement 10 à 12 % du marché en volume sont occupés par les baladeurs à disque dur.

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