En grève, les fonctionnaires veulent une réévaluation de leur rémunération

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Ils sont 5,2 millions de fonctionnaires à être appelés à se mettre en grève ce jeudi pour réclamer notamment une augmentation du point d\'indice c\'est-à-dire de leur salaire. Les revendications portent également sur le plan de l\'emploi au moment où des créations de postes dans les ministères \"prioritaires\" (Justice, Police, Education) risqueraient se traduire par de nouvelles suppressions de postes ailleurs.Par le biais des 120 rassemblements prévus à travers la France, les fonctionnaires espèrent mettre la pression sur le gouvernement, à une semaine d\'une réunion avec la Ministre de la Fonction publique au sujet de leurs carrières et de leurs rémunérations.L\'évolution des salaires est en effet gelée depuis trois ans et aucune augmentation générale n\'est prévue en 2013. \"Nul ne peux ignorer les contraintes budgétaires\" lançait la Ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu à ce propos, le 29 janvier dernier.Le 7 février prochain, il sera question des conditions de travail des agents mais aussi de la part variable de la rémunération des fonctionnaires. Cela fait déjà plusieurs mois que Marylise Lebranchu fustige le principe d\'une rémunération au mérite corrélée avec la performance. Un \"nouveau système de primes\" devrait être mis en place.Une prime au mérite qui concerne 160.080 agents Pour rappel, la prime de fonctions et de résultats (PFR) dont il est question a vu le jour il y a quatre ans sous la gouvernance de Nicolas Sarkozy. Il s\'agissait d\'une contrepartie à la fameuse \"Révision générale des politiques publiques\" (RGPP), prévoyant le non remplacement d\'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Pour faire avaler la pilule aux fonctionnaires, l\'ex majorité avait décidé d\'affecter la moitié des gains réalisés à la rémunération des agents. La prime a donc été d\'abord instituée fin 2008 pour les personnels de la filière administrative de la fonction publique. Depuis un arrêté du 9 février 2011, elle est accessible aux attachés territoriaux et aux personnels de direction de la fonction publique hospitalière depuis l\'arrêté du 9 mai 2012. En 2012, 160 080 agents devaient en bénéficier, toutes filières confondues. Cette prime se compose de deux parts : l\'une, fonctionnelle, dépend de la fonction occupée et de son classement dans une grille de cotation des postes. L\'autre, de résultats, dépend de la performance de l\'agent. Coût total de la mesure : 400 millions d\'euros.Le 25 septembre 2012, Marylise Lebranchu considérait qu\'il s\'agissait d\'une \"politique qui achetait le silence des fonctionnaires sur les suppressions de poste par des primes dites de performance (...) une hypocrisie, puisque les primes étaient dérisoires et la baisse de la qualité des conditions de travail, bien réelle\".Sur la question plus globale des salaires, la marge de manœuvre de la Ministre de la Fonction publique s\'avère très faible. Une revalorisation d\'1% du point d\'indice appliquée pour définir la rémunération des fonctionnaires coûterait 800 millions d\'euros selon la Cour des Comptes, alors même que le gouvernement table sur un maintien de la masse salariale de l\'Etat à 80,6 milliards d\'euros (pour 2013).avec agence

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