Une envolée des faillites en 2013 ?

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C\'est l\'un des nombreux effets pervers de la crise économique actuelle. Confrontées à des difficultés de trésorerie, les entreprises, et ce quelle que soit leur taille, réclament en quelque sorte à leur fournisseurs et à leurs sous-traitants de jouer un rôle de banquier. Comment ? En allongeant au-delà des limites fixées par la loi. Depuis le vote de la loi de modernisation économique (LME) en 2008, entrée en vigueur le 1er janvier 2009, ceux-ci sont fixés à 60 jours calendaires ou 45 jours fin de mois. Le crédit inter-entreprise, terme accolé à cette pratique représente au total 605 milliards d\'euros !Résultat, comme l\'a précisé La Tribune mercredi, les retards ont nettement augmenté pour atteindre 12 jours en 2012 selon le rapport 2012 de l\'Observatoire des délais de paiement dévoilé ce jeudi, fixant ainsi à 72 jours en moyenne les délais de paiement. Toujours selon l\'Observatoire, 26,2% des entreprises sont payés avec 15 à 30 jours de retard.Les retards de paiement expliqueraient une défaillance sur quatre Quelles sont les conséquences de ces comportements plus ou moins volontaires ? Ces retards de paiement plombent la trésorerie des entreprises à hauteur de 11 milliards d\'euros, fragilisant un peu plus des entreprises déjà mises à la mal par le ralentissement économique. « Rappelons qu\'une défaillance sur quatre peut être reliée à des problèmes de règlement clients. La probabilité qu\'une entreprise tombe en défaillance est ainsi deux fois plus forte lorsque ses retards de paiement sont inférieurs à 15 jours et six fois plus forte lorsqu\'ils dépassent 30 jours », explique la société Altares citée par l\'Observatoire. « De fait, entre 2002 et 2009, la multiplication des retards de paiement est allée de pair avec une hausse de plus de 50 % des défaillances d\'entreprises. En 2010 et 2012, la situation s\'est stabilisée, même si un regain semble se dessiner au troisième trimestre 2012, signe du durcissement conjoncturel en cours », poursuit le rapport. 

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