80 % des installations d'éclairage ne sont pas conformes.
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Comment concilier exigences réglementaires et besoins des salariés ?Les exigences sont environnementales, énergétiques et ergonomiques. C'est par là qu'il faut commencer. Il y a un certain nombre de critères à respecter. Tout d'abord, les tubes fluorescents basiques, les néons, seront interdits en Europe à partir d'avril prochain. Ensuite, le critère principal porte sur les lumens/W, à savoir la quantité de lumière produite pour 1 W consommé. Il faut savoir que la lampe fluocompacte fournit 50 à 60 lumens/W. Quant aux tubes fluorescents à ballast électronique, ils offrent 100 à 110 lumens/W. Contre à peine 10 lumens/W pour la lampe à incandescence et 25 lumens/W pour l'halogène classique.Les entreprises s'éclairent-elles bien ?Selon une enquête réalisée avec EDF, l'Ademe et le Ceren (Centre d'études et de recherches économiques sur l'énergie), 80 % des installations d'éclairage ne sont pas conformes aux exigences du Code du travail ni à la norme NF-EN 12464 « Éclairage des lieux de travail ». Mais avec la circulaire « Achats publics durables - Marchés de l'État - Fiche éclairage » (« JO » du 12 février 2009), l'État veut montrer l'exemple et propose une approche globale de l'éclairage durable (lampes, luminaires, systèmes de gestion de l'éclairage, travaux, etc.). Les entreprises tireraient un grand profit en s'en inspirant.Propos recueillis par E. H.(*) Ce syndicat regroupe les principaux fabricants de lampes, luminaires et systèmes de gestion de l'éclairage pour les professionnels.
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