AlGéRie Le ministre du pétrole quitte le gouvernement, sur d...

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Le ministre du pétrole quitte le gouvernement, sur des soupçons de corruption à la SonatrachChakib Khelil avait ses entrées à la présidence. Il a été débarqué en fin de semaine dernière. Après dix ans au sommet du pouvoir en Algérie, Chakib Khelil quitte le gouvernement par la petite porte. Il a été limogé par le président Abdelaziz Bouteflika lors du dernier remaniement ministériel annoncé vendredi dernier. Il a été remplacé par Youcef Yousfi. Une fin triste et cruelle pour celui qui a régné sans partage durant dix ans sur le secteur des hydrocarbures, vache à lait de l'économie algérienne. Très puissant, Chakib Khelil était l'un des rares ministres à entrer, sans rendez-vous, dans le bureau du président Bouteflika. « Il ne craignait personne parce qu'il avait la confiance totale du président », confie un haut responsable. Jusqu'à l'éclatement début 2010 du scandale de corruption à la Sonatrach... des têtes qui tombentL'enquête des services de sécurité sur des malversations présumées dans la passation de marchés entre la société publique qui gère le pétrole et des entités privées a fait tomber des têtes à la Sonatrach. Le PDG Mohamed Meziane et un vice-président ont été placés sous contrôle judiciaire et deux autres vice-présidents sous mandat de dépôt. Le quatrième et dernier a été limogé. Il est visé par une enquête sur les dépenses faramineuses (plus de 800 millions d'euros) engagées pour l'organisation, par la Sonatrach de la 16e conférence internationale sur le gaz naturel, à Oran, en avril dernier. Boudé par le président qui ne le recevait plus, l'ex-ministre Chakib Khelil a fini par perdre son calme en déclarant à la presse que « ni lui ni le clan présidentiel n'étaient concernés par les enquêtes sur la corruption ». Une phrase de trop qui l'aurait définitivement condamné aux yeux de Bouteflika. Chakib Khelil, qui a boudé dimanche l'installation de son successeur, risque désormais des ennuis avec la justice algérienne. Ali Idir, à Alge

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