La France, modeste joueur sur le marché sud-africain

 |   |  373  mots
Si Paris affirme vouloir donner une plus grande place à l'Afrique australe dans ses relations avec le continent noir, la France n'occupe encore qu'une place modeste sur le marché sud-africain. Depuis cinq ans, les ventes françaises ne cessent de chuter dans la nation arc-en-ciel (1.319 millions d'euros en 2009 contre 1.643 millions en 2008). La France n'est ainsi que le neuvième fournisseur et le seizième client de l'Afrique du Sud. Durement touchées par la crise, les exportations sud-africaines vers la France en 2009 se sont effondrées : elles n'atteignent que 842 millions d'euros en baisse de 29,9 % en un an.Face à la concurrence notamment de la Chine, les investisseurs français ont bien du mal à se positionner. « Nous ne pouvons pas jouer ans la même cour que les géants chinois et indiens, gros consommateurs de matières premières. Nous avons une stratégie de niches. L'Afrique du Sud manque d'un réservoir de compétences dans des secteurs très spécifiques. Ainsi, nos entreprises peuvent faire la différence quand il s'agit de leur savoir-faire dans le domaine de l'énergie, des centrales électriques ou de la transmission », commente Laurent Padoux, chef de la mission économique de l'ambassade de France pour l'Afrique australe. 200 sociétés implantéesEn effet, de plus en plus d'entreprises françaises se sont installées en Afrique du Sud ces cinq dernières années. Aujourd'hui, près de 200 sociétés, venues de l'Hexagone, emploient quelques 29.000 salariés à travers le pays. Signe de ce dynamisme, plusieurs grands groupes français participent d'ailleurs à la réalisation d'infrastructures majeures dans le pays : Areva et EDF assurent la maintenance de la centrale nucléaire du Koeberg, la seule du continent africain ; Bouygues et la RATP construisent le « Gautrain », le premier train express régional qui va relier Johannesburg à Pretoria ; la compagnie aérienne South African Airways vient de commander vingt appareils A320 à Airbus. « Et il ne faut pas oublier l'effet coupe du monde, se réjouit M. Padoux. L'entreprise française GL Events est l'un des meilleurs exemples. » Le spécialiste de l'événementiel a signé avec la Fifa son plus important contrat jamais obtenu estimé à plus de 40 millions d'euros, pour l'organisation du Mondial de football. Sophie Ribstein, à Johannesburg

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :