Valentin Musso : « Le polar permet d'aborder nos angoisses »

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C'est ainsi que « la Ronde des innocents » de Valentin Musso (le frère de Guillaume) a été édité par Les Nouveaux Auteurs. Ce polar, captivant, se retrouve parmi les finalistes du premier Prix littéraire au sommet de La Clusaz, co-organisé par la maison d'éditions pour récompenser les auteurs d'un premier roman. Rien d'étonnant à cela. Car l'écrivain s'y entend pour ferrer le lecteur, menant en parallèle deux intrigues. Jusqu'aux dernières pages, on se demande ce qui peut bien lier l'assassinat du frère d'un ancien policier dans les Pyrénées et celui d'un élève de prépa à Nice. Musso mêle en plus à tout ça une histoire de famille, l'armée et des enfants surdoués. Il le fait sans esbroufe, d'une écriture claire et efficace. Le goût de la littérature est-il héréditaire chez les Musso??Ma mère est bibliothécaire. Nous avons donc très jeune baigné dans la littérature. Pourtant, mon frère et moi avons été des lecteurs tardifs. C'est surtout vers la préadolescence que nous avons découvert la littérature classique, puis les auteurs de polars - « Dead Zone », de Stephen King, a été une révélation. Il y avait là une histoire divertissante, des thèmes qui pouvaient paraître saugrenus, portés par une écriture exigeante et un vrai travail sur la psychologie des personnages. C'est ce genre que j'ai choisi pour me lancer. Il permet de parler de choses profondes tout en abordant nos angoisses.Comment est née l'idée de ce livre??De mon expérience d'interne au lycée Masséna de Nice. J'avais envie d'écrire sur le monde de la prépa qui est à la fois très clos et très compétitif, mais au sein duquel naissent aussi des amitiés. À cela s'est ajouté le thème passionnant des enfants précoces découvert dans le cadre de mon métier d'enseignant. J'ai alors imaginé l'histoire d'un enfant hors du commun, qui va devenir un objet de convoitise. Le succès de votre frère vous a influencé??Non. Avec ses millions de lecteurs, son succès est pour moi quelque chose d'abstrait. D'ailleurs, quand on se voit, on parle très peu de ses livres. Et puis je n'avais pas envie de me mettre de pression. Pas plus que je ne voulais être édité pour mon nom. C'est pour cela que j'ai envoyé mon manuscrit aux Nouveaux auteurs qui fonctionnent comme « My Major Company » en musique. ? La Ronde des innocents, éditions Les Nouveaux Auteurs, 384 pages, 19,90 euros. ? Le Prix littéraire au sommet sera remis à La Clusaz le 2 juillet. Renseignements : www.laclusaz.com

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