Le FMI plus optimiste pour la croissance mondiale

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conjonctureLes ministres des Finances du G7, qui se retrouvent ce week-end à Istanbul en marge des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, peuvent avoir quelques motifs de satisfaction. Les politiques de soutien budgétaire ? 2 points de PIB mondial en 2009 et 1,5 point en 2010 ? et monétaire mises en ?uvre pour éviter une répétition de la grande dépression ont porté leurs fruits. Le FMI a une nouvelle fois révisé à la hausse ses prévisions de croissance. L'économie mondiale, qui se contracterait de 1,1 % cette année, croîtrait de 3,1 % l'an prochain.Simple rebond lié au restockage des entreprises ou véritable reprise de l'activité?? Le FMI retient un scénario intermédiaire?: « Il y a bien une reprise, mais elle sera de faible ampleur. » Les pays membres du G20, qui se sont engagés à maintenir leur politique de soutien à l'activité, retiendront que leurs efforts n'ont pas été vains. Le FMI évalue à 1 point de PIB cette année et un peu moins l'an prochain la contribution à la croissance des politiques budgétaires expansionnistes du G20.Les pays industrialisés, malgré une profonde récession, renoueront l'an prochain avec une croissance anémique. « Les taux d'épargne resteront probablement élevés, les taux d'investissement bas et les marchés de l'emploi faibles », résume l'institution. Elle ne dépassera pas 1,5 % aux États-Unis et 0,3 % au sein de la zone euro. La France fait un peu mieux que la moyenne, avec une croissance attendue de 0,9 %. L'écart de croissance entre pays industrialisés et en développement continue de tourner à la faveur des seconds.Les pays émergents renoueraient dès l'an prochain avec une croissance de 5,1 %, selon le FMI. Elle atteindrait 9 % en Chine, 6,4 % en Inde et 3,5 % au Brésil. Ce regain de la croissance dans le monde ne signifie pas pour autant un retour à la normale. Selon le FMI, l'activité mondiale atteindrait 4 % l'an en moyenne sur la période 2010-2014, alors qu'elle était de l'ordre de 5 % les années qui ont précédé la crise.le risque à court termeL'histoire, surtout, est loin d'être gravée dans le marbre. Le principal risque à court terme est que « la reprise cale et que les forces déflationnistes s'enracinent ». Le FMI met donc en garde contre un retrait prématuré des politiques de soutien à la croissance. De façon plus générale, des chocs externes ? comme une pandémie de grippe ? pourraient avoir des effets déstabilisants significatifs. Mais il existe aussi des risques à la hausse. « De la même façon que la crise de confiance a été sous-estimée au début de la crise, son retour pourrait l'être également au moment du rebond. » Xavier Harel

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