Les discussions sur le partage des profits au point mort
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Voilà un argument que les syndicats ne manqueront pas de mettre en avant pour obtenir du patronat l'ouverture de « vraies » négociations sur le partage des profits. Les 1 % de salariés les mieux rémunérés dans le privé ont bénéficié, entre 2002 et 2007, d'augmentations de 5,8 % par an en moyenne, selon une étude de l'Insee publiée ce vendredi. Soit plus du double de l'ensemble des salariés à temps complet, dont la rémunération n'a crû que de 2,3 % par an sur la même période. Entamées avant l'été, les discussions entre le patronat et les syndicats sont, en effet, quasiment au point mort. Le 15 février, lors du sommet social, le chef de l'Etat avait pourtant accentué la pression. Et exigé des partenaires sociaux qu'ils ouvrent et concluent des négociations sur le sujet dans les trois mois. un dossier sensibleIl est cependant peu probable qu'à la mi-mai, patronat et syndicats soient parvenus à un accord sur un dossier très sensible. Laurence Parisot, la présidente du Medef, en lice pour un second mandat début juillet, n'a jamais caché qu'elle n'était pas très favorable à un encadrement trop strict des pratiques d'entreprise. Très attachée à cette question, la CFDT propose de la traiter en renforçant les prérogatives des institutions représentatives du personnel. « Il pourrait y avoir information consultation ou négociation dans sept domaines, parmi lesquels la rémunération des dirigeants, l'investissement matériel et immatériel ou la rémunération des actionnaires », précise Marcel Grignard, le numéro 2 de la CFDT. Insuffisant aux yeux de la CGT, qui ferraille, depuis plusieurs semaines avec le Medef pour obtenir des négociations sur le partage de la valeur. Conséquence : les partenaires sociaux n'ont toujours pas dépassé la phase de l'état des lieux. Mais peut-être profiteront-ils de la réunion programmée le 8 avril pour, enfin, entrer dans le vif du sujet. A. L.
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