Siemens veut l'aide de Bruxelles dans son litige avec Areva

Siemens a finalement réussi à faire de la Commission européenne l'arbitre de sa querelle avec Areva. Hier, Bruxelles a confirmé avoir ouvert une enquête sur des « clauses de non concurrence et autres restrictions contractuelles » à la concurrence résultant des accords passés entre Areva et Siemens dans le nucléaire civil et militaire. La porte-parole du commissaire à la Concurrence, Joaquin Almunia, a précisé que l'industriel allemand était bien à l'origine de la procédure. « Il y a eu une plainte de Siemens, en effet », a-t-elle déclaré.À la fin des années 1990, la Commission avait autorisé le rapprochement entre les deux géants malgré plusieurs clauses de non concurrence. Elle ne revient pas sur ce blanc-seing pour la période passée mais s'interroge sur leur maintien auprès de la rupture, en 2009, du partenariat entre les deux groupes. Selon « Le Figaro », elle s'inquièterait particulièrement d'une clause aux termes de laquelle, en cas de rupture du partenariat, chacun des deux s'interdirait de venir rivaliser avec son concurrent pendant encore huit ans.Concurrence frontaleUne telle interdiction était destinée à dissuader les parties de divorcer, mais cela n'a pas été suffisant. Areva et Siemens se trouvent désormais dans une situation de concurrence frontale, notamment en Bulgarie. C'est donc bien les freins au déploiement de ses ambitions, et notamment à son alliance avec le groupe nucléaire russe Rosatom, que Siemens tente de faire sauter. Bruxelles enverra prochainement une notification de griefs à Areva. Mais la porte-parole du commissaire Almunia a estimé « imprudent » à ce stade de parler des éventuelles sanctions encourues. Yann-Antony Noghès, à Bruxelle

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