Les banques devancent l'appel

 |   |  340  mots
Il y a un an, les banques françaises souhaitant « répondre à la demande du Président de la République, lors d'une réunion à l'Elysée le 10 avril 2009 » avaient pris l'initiative de proposer à leurs consoeurs européennes cinq mesures concernant les « pays non coopératifs ». Réunies au sein de leur organisation professionnelle, la FBF, elles souhaitaient « que l'Europe partage explicitement quelques principes et bonnes pratiques pour renforcer la lutte contre les zones d'opacité qui nuisent à la sécurité du système financier mondial ». À l'automne dernier, le magazine « Alternatives Économiques » révélait que la plupart des entreprises du CAC 40 avaient des filiales ou des bureaux de représentation, dont 189 pour BNP Paribas ou 115 pour le Crédit Agricolegricole. Sans attendre la date limite du 31 mars pour connaître la liste grise de l'OCDE des pays en voie de normalisation réglementaire, les banques françaises ont entamé tout ou partie de leur désengagement. De leur côté, Bahamas et Caïmans sont sortis de cette liste en mars dernier. BNP Paribas a annoncé le 2 avril avoir conclu un accord avec la banque canadienne Scotiabank pour lui transférer ses activités de gestion privée au Panama, à Grand Cayman et aux Bahamas. L'opération doit être finalisée au troisième trimestre 2010. La Société Généralecute; Générale indique également avoir fermé ses trois bureaux de représentation de l'activité de banque privée à Panama, à Brunei et aux Philippines. Sa banque de financement et d'investissement, SG CIB, a également fermé ses filiales à Panama. De son côté, Natixis a liquidé Natixis Panama. Elle dispose d'un certain nombre de participations aux îles Caïmans (notamment via NexGen), aux Bermudes (dans l'administration de fonds). Ces dernières ne figurent plus dans la liste grise depuis septembre. Quant au Crédit Agricolegricole, il était encore présent à Brunei via une succursale de gestion d'actifs et à Panama pour le financement maritime. La banque indique n'avoir aucune présence dans ces pays en banque privée. G. L. S.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :