Les éléphants du PS reprennent la main

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Après le Bureau national du PS de mardi consacré à la rénovation du parti, les choses commencent à se clarifier pour les leaders socialistes. Il y a d'abord ceux qui sortent renforcés de la dernière période. C'est le cas de DSK. En décidant que le choix du candidat PS pour la présidentielle 2012 se ferait à l'automne 2011 ? du moins si le Conseil national du parti, la semaine prochaine, puis les militants, avant l'été, avalisent le choix du bureau national ?, la direction du PS permet au patron du FMI de participer à la compétition sans être obligé de démissionner de ses fonctions avant l'heure. Comme une bonne nouvelle arrive rarement seule, un sondage BVA publié mercredi dans « l'Express » place DSK devant Nicolas Sarkozy au premier tour d'une présidentielle. intransigeanceMartine Aubry ne se sort pas mal non plus de la récente séquence. Sa comparaison douteuse, le week-end dernier, entre Nicolas Sarkozy et le financier Bernard Madoff a certes suscité la réprobation de la droite et de quelques figures socialistes, mais lui a permis de conforter son image d'opposante intransigeante. En revanche, face aux notables du PS, elle a dû mettre de l'eau dans son vin, mardi soir, sur la règle du non-cumul des mandats qu'elle souhaitait au départ intangible.Autre gagnante de la semaine : Ségolène Royal. En affirmant dimanche qu'elle « préférait le sacrifice d'une ambition personnelle et voir la gauche gagner », et en évoquant implicitement un « pacte de non-agression » avec Aubry et DSK, l'ancienne candidate de 2007 a joué finement. Elle est revenue dans le jeu des présidentiables socialistes sans pourtant se mettre en avant comme à son habitude. Mais face à ces « gagnants », François Hollande fait figure de sacrifié. L'ancien premier secrétaire, qui voulait que le candidat PS soit désigné avant l'été 2011, n'a pas été entendu par ses camarades. Toutefois, il n'a pas totalement perdu la partie, puisque les futurs candidats se feraient connaître au printemps 2011... Reste les grands perdants du moment : les quadras, à l'origine de la rénovation du parti. Arnaud Montebourg, le député de Saône-et-Loire, a vu son rapport sur la rénovation critiqué de toutes parts. L'ancien ministre Pierre Moscovici, à l'origine du projet de programme économique du parti adopté samedi, est montré du doigt, y compris par ses anciens amis strauss-kahniens, pour ses propositions trop gauchisantes. Quant au député-maire d'Evry Manuel Valls, seul à s'être déclaré candidat, il paraît de plus en plus isolé.

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