Les mystères d'Albert ayler

Sifflé à Pleyel en 1966, ovationné, quatre ans plus tard, à la Fondation Maeght, Albert Ayler (1936-70) est l'un des jazzmen les plus controversés et aussi les plus énigmatiques. Musicien de cirque pour ses détracteurs, Albert Ayler dérangeait. « Tour à tour brutal et insistant puis empreint d'un lyrisme tendre », selon Archie Shepp, le saxophoniste ténor de Cleveland était doté d'un son énorme et d'une profonde spiritualité. L'auteur d'« Holy Ghost » (le Saint Esprit) avait joué à l'inhumation de John Coltrane, qui disait : « Ayler commence où je me suis arrêté. » Les cent témoignages proposés par Franck Médioni permettent de percer les mystères du saxophoniste ténor. Ses confrères vantent l'alliance de la maîtrise technique et de la beauté convulsive. Ses fans (dont le cinéaste Alain Corneau) dressent le portrait d'un artiste gentil et souriant qui connut une fin tragique un jour de novembre 1970 son corps flottant dans l'East River.« Albert Ayler, témoignages sur un Holy Ghost. » Franck Médioni. Le mot et le reste. 332 pages. 25 euros. Jean-Louis Lemarchand

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