La Bourse polonaise fait recette

Non contente de voir l'une de ses banques - la banque Zachodni - courtisée par un grand nombre d'établissements étrangers parmi lesquels la Société Généralecute; Générale, BNP Paribas, Sberbank et Santander, la Pologne prend également de plus en plus ses aises en Europe sur le plan boursier. L'Etat s'apprête en effet à lancer jeudi la troisième plus grande introduction en Bourse de l'année sur le Vieux Continent - elle est prévue pour le 30 juin - et ce, alors que son marché financier est encore estampillé « émergent ». Varsovie devrait céder 52 % du capital de son deuxième groupe d'électricité, Tauron Polska Energia. Une cession qui, elle l'espère compte tenu du prix de l'action fixé en haut de fourchette, pourrait lui rapporter jusqu'à 1,5 milliard d'euros. Le mois dernier déjà, la Pologne avait été à l'initiative de la plus importante IPO européenne de l'année, en levant plus de 2 milliards d'euros grâce à la mise sur le marché de PZU, son premier assureur. Cette opération avait alors relégué le groupe d'aluminium russe Rusal (1,8 milliard d'euros levés) au second rang. Contrairement à d'autres pays émergents, la Pologne n'envisage pas de report dans son plan de cessions. Le pays, il est vrai, est contraint par un important déficit budgétaire. Déficit qu'il compte en partie combler en levant plus de 8 milliards d'euros grâce à la cession d'une partie de capital de grands groupes étatiques. Après PZU et Tauron Polska Energia, d'autres cessions sont déjà programmées, en l'occurrence 10 % du capital de PGE, le rival de Tauron, mais aussi la cotation du raffineur Grupa Lotos et de la Bourse de Varsovie elle-même. Pour l'heure, la Pologne a relativement été épargnée par la crise qui frappe le vieux continent. Sa croissance économique est même la plus élevée du continent. De surcroît son marché boursier n'a pas sombré sous les bourrasques de volatilité qui se sont abattues sur les marchés. L'indice Wig 20 est dans le vert depuis le premier janvier (+ 2,54 %). Reste à voir si cette tendance peut se poursuivre. Le fait que la production manufacturière ait connu son premier infléchissement en l'espace de sept mois en mai dernier a valu à la Bourse de céder 1,8 % mercredi. Marjorie BertouilleCette cession sera la troisième plus grande introduction en Bourse de l'année sur le Vieux continent.

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