Le Dax passe aussi dans le rouge, mais reste plus résistant que ses voisins

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À Francfort, la semaine a également été rude. Le DAX-30, l'indice vedette de la place allemande a cédé 3,9 %, le faisant brusquement repasser sous la barre des 6.000 points qu'il avait refranchi le 8 juin. Du coup, à 5.857 points dès jeudi, le DAX est entré en territoire négatif si l'on en juge à sa performance depuis le début de l'année. Ici, comme ailleurs en Europe, on craint un refroidissement de la conjoncture mondiale, notamment asiatique, qui aurait des conséquences très négatives sur l'unique moteur de la croissance allemande, les exportations.Un écart flagrant avec le CAC40 « Avec le recul de plusieurs indicateurs avancés importants, les perspectives de croissance sont à présent sur la sellette », explique Markus Reinwand, analyste chez Helaba qui parle d'un comportement « typique des marchés dans une période où le cycle conjoncturel s'inverse ». Voilà pourquoi, selon lui, le Dax lui-même ne peut échapper à la tendance. Reste que, malgré sa baisse, le Dax a soigné son image de havre de sécurité. « Au cours du récent recul des marchés, nous avons noté une nette surperformance du Dax », remarquent ainsi les analystes de JP Morgan dans une note parue ce vendredi. Les évolutions depuis le début de l'année parlent d'eux-mêmes : le Dax a subi un recul de 1,XXX %, mais le CAC 40 a cédé XXX% et l'Eurostoxx 50 XXX %. Sur un an glissant, l'écart est encore plus flagrant, le DAX affichant encore une progression de près de 25 % quand le CAC 40 nze peut plus prétendre qu'avoir gagné XXX %. Les produits allemands sont à nouveau très recherchés Le DAX bénéficie évidemment de la très bonne reprise de l'économie allemande. Après l'annus horribilis de 2009, où le PIB s'était effondré de 5 % dans la foulée d'un recul des exportations de 15 %, l'Allemagne semble remonter la pente plus rapidement que prévu. La croissance du deuxième trimestre devrait être supérieure à 1 % sur trois mois et, ce vendredi, les économistes de Commerzbank ont annoncé avoir révisé à la hausse leurs prévisions de croissance pour 2010 de 1,8 % à 2,5 %. La plupart des experts tablent d'ailleurs sur une croissance supérieure à 2 %. Sans surprise, c'est le secteur industriel qui profitera le plus de la situation. Avec la reprise du commerce mondial, les produits allemands sont à nouveau très recherchés et le phénomène est évidemment favorisé par l'affaiblissement de l'euro. Dans ce cadre, l'indice allemand, beaucoup plus industriel que ses voisins, résistent naturellement mieux. Le secteur énergétique est le maillon faible de l'indiceSelon les équipes de la DZ Bank, à Francfort, « la politique de dividende et le caractère très exportateurs des entreprises du Dax expliquent sa surperformance ». Si l'on excepte le cas particulier d'Infineon, qui sort de la faillite, on retrouve d'ailleurs sans surprises les poids lourds de l'industrie allemande dans le peloton de tête de la performance annuelle du Dax : Henkel, Daimler, Man ou Siemens ont progressé de plus de 50 % en un an. A l'inverse, le secteur financier est nettement plus sous pression, en raison des doutes qui persistent sur la qualité de leurs bilans et de la probable taxe bancaire qui sera mise en place. Le secteur énergétique, E.On et RWE en tête, dépendant de la demande intérieure des pays de la zone euro, soumis à un nouvel impôt en Allemagne est nettement le maillon faible de l'indice.Des multiples attractifs D'autant que la question de la durée de vie supplémentaire des centrales nucléaires reste un débat politique assez vif outre-Rhin. Du coup, malgré les inquiétudes, on garde son sang froid outre-Rhin. Selon la DZ Bank, les bénéfices des entreprises du DAX devraient cette année progresser de 58 % contre 26 % seulement pour l'Eurostoxx 50. Du coup, malgré sa bonne résistance, le Dax semble encore bon marché. Toujours selon DZ Bank, le ratio cours sur bénéfices escomptés en 2011 n'est que de 10,3 pour le DAX, soit 9,7 % de moins que celui de l'indice paneuropéen. La banque allemande estime donc que l'indice de Francfort peut atteindre d'ici six mois 6.500 points et d'ici un an 7.700 points, ce qui le ramènerait à ses niveaux du printemps 2007.

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