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Obamacare, le succès du site donne à Obama un avantage face aux républicains

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Publié le 02 octobre 2013 à 21:03 - Mis à jour le 02 octobre 2013 à 21:03

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\"La demande dépasse nos attentes\", a réagi Barack Obama suite à la mise en ligne du site internet de son programme d\'assurance santé obligatoire connu sous le nom d\'Obamacare. Et pour cause, dés mardi, jour de sa mise en ligne, un nombre trop important de visiteurs a mis à mal les serveurs et provoqué des pannes techniques.Plus de 10 millions de connexions sur le site de l\'État de New YorkDes officiels de l\'État fédéral ont expliqué que bien qu\'ils s\'attendaient à ce que la demande soit forte, celle-ci l\'avait été encore plus que prévu, rapporte le New York Times. Dans les faits, plus de 2,8 millions d\'Américains curieux de savoir s\'ils étaient éligibles à la couverture maladie universelle offerte par l\'État ou à l\'assurance maladie low-cost privée garantie par l\'État se sont rués sur le site dés les premières heures suivant sa mise en ligne.Et ce chiffre ne prend pas en compte la vingtaine d\'États américains qui disposent de leur propre site internet. L\'État de New York, par exemple, a enregistré plus de 10 millions de tentatives de connexions sur sa propre interface. Celle de la Californie a elle été prise d\'assaut par plus de 5 millions de personnes.Les problèmes techniques rencontrés par les diverses plateformes web du système de santé américain n\'ont pas manqué de susciter les critiques dans le camp des républicains, fortement opposé à la réforme de la santé qui leur a été imposée par Barack Obama au cours d\'une bataille qui fait toujours rage au Congrès.Obamacare, véritable enjeu de la bataille sur le relèvement du plafond de la detteObamacare est d\'ailleurs la principale raison du \"shutdown\" que subit actuellement l\'État fédéral. Par cette loi sur la santé, Barack Obama a imposé aux américains de souscrire à une assurance maladie afin que tout le monde puisse bénéficier de soins en cas de problème de santé.Trois options sont possibles et déterminées en fonction des revenus de chacun. Soit l\'on dispose de revenus très faibles et l\'on a droit à une couverture universelle gratuite offerte par l\'État. Soit, en cas de revenus un peu plus élevés l\'on peut souscrire à une assurance privée pour un prix défiant toute concurrence. Soit, en cas de revenus jugés suffisants, l\'on doit souscrire à une assurance privée classique.Les républicains, et en particulier leur aile droite, le Tea Party, sont farouchement opposés à cette loi. Car pour eux, l\'État n\'a pas à imposer aux citoyens de prendre une assurance maladie. Et c\'est pour l\'empêcher d\'entrer en vigueur ce mardi - officiellement, ils veulent la reporter d\'un an - qu\'ils ont décidé de ne pas voter le relèvement du plafond de la dette, provoquant la fermeture automatique des administrations fédérales faute de liquidités suffisantes pour payer les fonctionnaires.Barack Obama ne cède pas et marque des points dans l\'opinionTrès ferme, Barack Obama a refusé de revenir sur sa réforme de la santé, estimant devant l\'opinion qu\'il s\'agit d\'une \"question de vie ou de mort\".\"Des dizaines de milliers d\'Américains meurent chaque années seulement parce qu\'ils n\'ont pas d\'assurance maladie, et des millions d\'autres vivent avec la peur d\'être ruinés s\'ils tombent malades\", s\'est justifié le président américain.L\'engouement provoqué par la mise en ligne de la plateforme dédiée à la réforme semble lui donner raison. Ce qui, à quelques mois des mid-terms, les élections de mi-mandat au cours desquelles les Américains renouvellent les membres de la chambre des représentants, a de quoi mettre les républicains, qui y sont mjoritaires, dans l\'embarras.Le blocage au Congrès de l\'action du président américain participe d\'ailleurs de la stratégie de campagne de la droite américaine, qui consiste à jouer la carte des économies budgétaires et de la réduction de la dette face à la politique dépensière, selon eux, du président. Mais la situation fatigue les Américains qui déplorent à 83% l\'action du Congrès. Et la dernière fois que les républicains ont provoqué un \"shutdown\", en 1995, ils ont perdu les élections suivantes. Avec cette prise d\'assaut du site internet du système d\'assurance santé, Barack Obama gagne des points dans la bataille qui se joue au Congrès, et peut être même en vue des mid-terms.>> \"Les républicains ont tout à perdre avec le shutdown\">> Obama relance la bataille idéologique entre néoclassiques et néokeynésiens

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