Le PS joue l'acte I des primaires pour 2012

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olitiqueUne haie après l'autre. Avec un taux de participation d'environ 46 %, les militants socialistes ont approuvé jeudi soir le processus de rénovation, qui prévoit notamment l'organisation de primaires ouvertes pour la désignation du « candidat des socialistes » à la présidentielle de 2012 et l'adoption du principe du non-cumul des mandats.Martine Aubry y trouve un répit. Elle redoutait un scrutin à marée basse dans un parti encore éclaboussé par les polémiques sur son élection au poste de premier secrétaire face à Ségolène Royal, en novembre 2008. Hier, la maire de Lille s'est donc félicitée du « beau geste de confiance » adressé par les quelque 92.000 votants. Elle a reconnu qu'il y avait « encore du boulot ».Si le processus des primaires a été ratifié, il a moins emporté l'adhésion que la question du cumul des mandats et doit encore être précisé. Les militants PS seront appelés une nouvelle fois à trancher lors d'une convention nationale organisée en juin, après les élections régionales.Les promoteurs des primaires, comme Arnaud Montebourg, plaident pour la désignation, au plus tôt en juin 2011, d'un candidat, qui ne serait pas forcément issu du PS, par un corps électoral élargi à trois ou quatre millions de personnes. D'autres, comme l'ancien premier secrétaire François Hollande, militent pour un processus plus resserré : la désignation du seul candidat socialiste, si possible dès la fin 2010, par un million de militants et sympathisants tout au plus.Lors de la primaire organisée, tardivement, en novembre 2006, seuls les militants et adhérents récents du PS (218.000 personnes) avaient choisi Ségolène Royal comme candidate, face à Dominique Strauss-Kahn et à Laurent Fabius. Une désignation qui n'avait pas empêché les divisions de la campagne de 2007 entre la présidente de Poitou-Charentes et l'appareil du parti.opposition internesMartine Aubry précisera mercredi prochain sa méthode pour mener à bien la rénovation, avec la création de groupes de travail sur chaque question validée par les militants. Quelque peu réconfortée par le scrutin de jeudi, la première secrétaire du PS sait qu'elle n'en a pas fini pour autant avec les oppositions internes. La séquence qui conduit aux régionales sera à nouveau périlleuse. La gauche, qui détient 20 régions sur 22 depuis 2004, a beaucoup à perdre.Malek Boutih, membre du bureau national du PS, a estimé hier que la consultation sur la rénovation du parti n'allait pas ramener « la confiance » chez les militants socialistes. « Une grande partie des adhérents reste ébranlée par ce qui s'est passé au congrès de Reims » de 2008, a-t-il dit. Hélène Fontanaudles militants PS seront appelés une nouvelle fois à trancher en juin 2010.

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