Plus de 150 engagements sont « réalisés » ou « en cours de réalisation »

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Le rapport d'audit réalisé par la société Ernst & Young estime que « parmi les 268 engagements initiaux, 18 % (48 engagements) peuvent être considérés comme totalement réalisés et plus de la moitié (59 %, 157 engagements) sont en cours de réalisation et ne semblent pas à ce jour devoir connaître de difficultés majeures pour aboutir ». La « dynamique » du Grenelle de l'environnement est « en marche » avec plus des trois quarts des 268 engagements pris en octobre 2007 aujourd'hui « réalisés » ou « en cours de réalisation », poursuit le rapport remis hier, mardi, au ministre du Développement durable, Jean-Louis Borloo.« Le Grenelle de l'environnement se traduit, après trois années, par des réalisations emblématiques et structurantes », estime le comité d'évaluation qui a travaillé avec la société Ernst & Young et qui comprend le climatologue Jean Jouzel (vice-président du Giec), le sénateur (UMP) Jean-François Le Grand, le professeur Alain Grimfeld et la présidente de l'agence de notation sociale Vigeo, Nicole Notat. Des personnalités dont il faut toutefois rappeler que certaines d'entre elles présidèrent des ateliers préparatoires au Grenelle de l'environnement.Le comité constate également l'existence d'un « certain nombre de résistances qui ont, sur certains points, ralenti la mise en oeuvre des engagements ». Ainsi, « environ un engagement sur cinq (soit 52 engagements) nécessite une réorientation stratégique ou une remobilisation significative ».Objectif « remobilisation »Le rapport cite parmi les sujets encore contentieux, l'engagement sur la fiscalité écologique qui prévoyait une réflexion approfondie sur une contribution climat-énergie (la « taxe carbone »), dont on sait aujourd'hui qu'elle a été abandonnée car désormais assujettie par Nicolas Sarkozy à une mise en oeuvre au niveau européen.Cependant, la mise en place du bonus-malus dans le secteur automobile, les aides incitatives à l'isolation et aux économies d'énergie dans le bâtiment ou encore le « décollage » des énergies renouvelables apparaissent, selon le rapport, comme autant de réussites dues au Grenelle. En revanche, d'autres points, comme l'éco-redevance kilométrique pour les poids lourds, dont la mise en oeuvre a été repoussée à la fin 2012 essentiellement pour des raisons techniques, ou la taxe carbone, reportée sine die, nécessitent selon ce rapport « une remobilisation ». R. J.

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