Les serveurs refusent la diète

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Les restaurateurs vont devoir donner du pouvoir d'achat à leurs salariés à défaut de l'avoir donné à leurs clients. Il y a de quoi faire, puisque le secteur est réputé difficile et mal payé et qu'il a désormais de plus en plus de mal à recruter. En 2009, la plus forte proportion de salariés concernés par la revalorisation du Smic se trouvait dans l'hôtellerie-restauration-tourisme (38 % pour l'ensemble des salariés de ces branches et 57 % pour les temps partiels). Après avoir insuffisamment baissé leurs prix de vente depuis l'entrée en vigueur de la TVA à 5,5 % le 1er juillet, les restaurateurs étaient attendus sur le second volet du plan pour la restauration?: le social. Las, l'accord sur les salaires dans le secteur, qui devait aboutir au plus tard lundi soir, est dans une impasse. Cet accord ne pourra être appliqué aux 800.000 salariés du secteur que si la majorité des syndicats le soutient. Il a été ratifié par la CFDT et CFE-CGC tandis que CGT et FO veulent faire usage de « leur droit d'opposition ». La CFTC, qui n'a pas validé l'accord, réservait encore sa décision, qui fera pencher la balance dans un sens ou dans l'autre.Les syndicats contestataires demandent l'ouverture de nouvelles discussions pour obtenir des propositions plus généreuses. Ils réclament notamment le versement d'une prime annuelle équivalant à 2 % du salaire annuel brut, pour tous, y compris les saisonniers. Les syndicats patronaux se sont opposés à la pérennisation de cette prime. Ils soulignent que la baisse de la TVA peut être remise en cause à tout moment. Pourtant, le président Nicolas Sarkozy a réaffirmé fin novembre qu'il ne reviendra « jamais » sur la baisse de la TVA dans la restauration. H. D.

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