State Street se renforce dans les services d'investissement

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queSi le 1er décembre fête le cinquième anniversaire de l'externalisation des services d'investissement d'Axa IM en Europe à State Street, c'est aussi ce jour que cette dernière a choisi de faire deux annonces de grande ampleur sur son activité de services d'investissement (conservation de titres et administration de fonds), prenant sur ce métier une longueur d'avance sur Bank of New York Mellon, son principal concurrent. State Street a annoncé qu'elle avait été choisie par Morgan Stanley Investment Management (MSIM) pour l'externalisation de ses services d'investissement portant sur un mandat de 300 milliards de dollars d'actifs. recentrageDans la foulée, elle a communiqué sur l'acquisition de Mounrat International Finance Administration (Mifa), dans une transaction qui sera bouclée au premier trimestre 2010. Mifa, qui administre près de 170 milliards de dollars et compte 650 employés, est l'un des principaux fournisseurs de services d'administration de fonds alternatifs.Sur la première opération, « nous avons une expérience de plus de dix ans dans les services d'investissement avec des acteurs de grande taille », rappelle Raphaël Remond, président de State Street Banque en France. La banque fournira à MSIM une gamme de services portant sur les opérations de règlement-livraison, l'administration de portefeuille, des services de reporting et de rapprochement des comptes. Pour Raphaël Remond, « ces métiers qui nécessitent d'importants investissements poussent les sociétés de gestion à les externaliser. La croissance de cette activité de sous-traitance est estimée à 25?% par an entre 2007 et 2011 ». En externalisant, les gérants passent d'une structure de coûts fixes à variables sur ce métier.Cette opération permet surtout à State Street de conforter sa place de leader mondial avec 6.000 milliards de dollars d'actifs sur les fonctions de middle office. Elle montre aussi le désengagement de Morgan Stanley dans ce métier, illustrant sa stratégie de recentrage. Malmenée par la crise financière, la banque a décidé de revenir à son c?ur de métier historique qu'est la banque d'affaires. Elle a ainsi réduit fortement son activité de compte propre, a vendu ses activités de cartes de crédit, d'indices boursiers MSCI, d'immobilier Crescent et cède actuellement sa participation de 34 % dans la banque chinoise CICC. Pour autant, Morgan Stanley a tout de même mis la main sur le courtier Smith Barney. Et la gestion de fortune est son nouvel axe de développement.M. P. et T. S.

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