BNP Paribas recrute pour devenir leader en Europe

cite>BNP Paribas part à la conquête de l'Europe. La banque française annonce ce vendredi le lancement d'un vaste programme de développement de son activité de banque d'affaires. L'objectif est d'intensifier les relations d'affaires avec ses 200 plus grands clients européens qu'elle a identifiés. Une division, qui leur sera spécialement dédiée, a été créée. Pour l'animer, BNP Paribas prévoit de recruter d'ici deux ans une cinquantaine de banquiers supplémentaires, soit 20 % des 250 qu'elle compte déjà en Europe.Italie et Benelux Environ la moitié d'entre eux, soit 25 personnes, seront des seniors chargés de proposer l'ensemble des métiers de banque d'affaires comme le conseil en fusions-acquisitions, et le primaire action (augmentation de capital, introduction en Bourse). Ils auront également vocation à apporter des affaires aux autres activités d'entreprises comme l'obligataire, les couvertures de change, la gestion de la trésorerie, les financements exports. L'autre moitié sera complétée par des profils plus juniors et d'exécution. «Une part important de nos recrutements sera réalisée à Londres pour en faire, après Paris, notre deuxième centre européen en banque d'affaires » explique Thierry Varène, responsable de la banque d'affaires chez BNP Paribas. D'ici deux ans, les équipes londoniennes de conseil compteront environ 70 banquiers contre 25 aujourd'hui. Grâce à la présence de ses filiales BNL et Fortis, la banque française s'est aussi fixée de fortes ambitions en Italie et au Benelux. Avec ces recrutements, BNP Paribas cherche à devenir l'une des trois premières banques de ses 200 principaux clients. « Cette période de bas de cycle est bonne pour se développer afin d'être dans les cinq premiers en Europe d'ici cinq ans» ajoute Thierry Varène. S'il prévoit une forte hausse des revenus, les coûts devraient aussi augmenter après la vague de recrutements. D'autant qu'avec la baisse des bonus, le secteur a connu une hausse importante des salaires depuis un an et demi. « L'augmentation des salaires fixes dans beaucoup de banques anglo-saxonnes ne nous facilite pas la tâche pour recruter mais nous sommes déterminés» ajoute-t-il. Matthieu Pechberty « Cette période de bas de cycle est bonne pour se développer », note Thierry Varène.

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