Tour de chauffe du G20 en Corée du Sud

 |   |  377  mots
En digne confucianiste, le ministre sud-coréen des finances Yoon Jeung-hyun adoptera à Pusan « la voie du milieu ». Alors que la Corée du Sud accueille pendant deux jours le sommet des ministres de finances des 20 principales économies mondiales, Séoul affiche son ambition de jouer un rôle de médiateur entre pays développés et émergents.Les ministres des finances négocieront lors de cette rencontre les décisions qui seront ensuite prises aux prochains sommets des chefs d'État du G20, à Toronto fin juin et à Séoul en novembre. Les directeurs des banques centrales, ainsi que le chef du FMI Dominique Strauss Kahn sont aussi venus à Pusan.« Cette rencontre arrive à un moment crucial », estime Sohn Jie-ae, la porte-parole du comité présidentiel pour l'organisation du G20 coréen. « Face à la crise de la dette en Europe, nous avons besoin de coordination. La Corée veut collecter les différentes opinions des pays membres, et en faire quelque chose de constructif », ajoute-t-elle.La taxe bancaire au menuEn dehors de la crise européenne, les discussions seront consacrés aux régulations financières, parmi lesquelles la très controversée taxe bancaire. Washington et Londres sont pour, le Canada et l'Australie s'y opposent. Séoul ne s'est pas encore prononcé. « Nous voulons trouver un accord sur un ensemble de directives, que chacun pourra adapter à sa situation particulière », explique-t-on à Séoul.Marqué par la crise asiatique de 97, la Corée du Sud a aussi insisté pour inscrire à l'ordre du jour la mise en place d'un système international de protection financière. « Les économies émergentes comme la Corée ont besoin de se protéger contre la volatilité des marchés et les risques de manque de liquidités  » affirme la porte-parole. La Corée du Sud, dont le spectaculaire développement est encore récent, se veut la voix des pays émergents. En parallèle du sommet de Pusan, elle organise avec la Banque mondiale une conférence sur le développement économique, notamment dans le but de faire bénéficier les pays en voie de développement de son expérience. Les propositions concrètes qui seront avancées seront incorporées à l'ordre du jour du sommet du G20 de novembre. n

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :