Le PMU et Betclic sur la ligne de départ pour les paris sportifs en ligne

Deux jours avant le coup d'envoi de la Coupe du monde de football, les Français pourront légalement miser en ligne sur des résultats sportifs sans passer par le site de la Française des jeux. Parmi les nouveaux entrants, le PMU, sûr d'obtenir mardi l'agrément de l'Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel), est fin prêt. Son nouveau site accordera une place équivalente aux paris sportifs, aux courses hippiques et au poker (qui ouvrira après la parution du décret fin juin). Pour appuyer cette stratégie, le PMU « augmente son budget publicité de 74 % en 2010 et cet effort sera maintenu en 2011 », explique Philippe Germond, son président, sans donner le montant de ses investissements. Le PMU a préparé une campagne basée sur l'humour, pour annoncer sa diversification. Il ne sera pas seul sur la Toile mercredi. Betclic (propriété de Stéphane Courbit) est également dans les starting block. La version légale du site, expurgée des jeux de casinos et du poker, sera accessible. Le plus gros défi de Betclic (Mangas Gaming) est de convaincre ses actuels clients français inscrits sur le site illégal de se-réinscrire sur sa version légale. Car la loi interdit à l'opérateur de les transférer automatiquement. « Le risque est que les joueurs restent sur des sites étrangers. Nous pouvons perdre la moitié de nos joueurs actuels », s'inquiète la présidente de Mangas Gaming, Isabelle Parize, convaincue d'obtenir ses 4 demandes d'agréments. D'autant qu'avec les règles de l'Arjel, l'offre de paris sportifs de Betclic devrait être réduite d'un tiers. Des enjeux de tailleSur environ 35 demandes de licences déposées, une quinzaine seulement devrait être attribuée. L'enjeu est de taille pour les opérateurs. « La Coupe du monde devrait générer 10% de notre produit brut des jeux [les revenus] », assure Isabelle Parize. En 2009, la société, présente partout en Europe, a réalisé 300 millions d'euros de revenus. Quant au PMU, il fait de la Coupe du monde son fer de lance dans le sport. Philippe Germond vise le milliard d'euros de mises sur les paris sportifs en ligne en 2011, pour devenir le premier opérateur de paris en ligne en Europe. En 2009, il a engrangé 661 millions d'euros de mises sur son site, exclusivement dans les courses de chevaux, et vise 900 millions d'euros fin 2010. Mais le PMU souhaite que les courses hippiques restent son coeur de métier. « 85 % à 90 % de nos futurs revenus continueront de venir des paris hippique », rappelle Philippe Germond. Les paris sportifs doivent permettre de défendre les parts de marché du PMU face à l'émergence d'une nouvelle concurrence et attirer de nouveaux joueurs vers les courses. « Déjà 37 % des clients du PMU jouent également aux paris sportifs », souligne Philippe Germond. Mais le PMU rêve de s'implanter à l'étranger, par «croissance interne » : « nous regardons de très près deux pays en Europe », a révélé le président du PMU.

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