Une stratégie de défense pourtant renforcée

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La coïncidence est malheureuse. Le ministère français de l'Économie est victime de piratage informatique alors que la France vient d'affûter sa stratégie de cyberdéfense. Le 11 février, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) a ainsi vu ses pouvoirs renforcés, avec la publication au Journal Officiel d'un décret la consacrant « Autorité nationale de défense des systèmes d'information. » Créée en juillet 2009 et rattachée au secrétariat général de la Défense et de la sécurité nationale, un service du Premier ministre, l'Anssi, dont le budget s'élèvera à 90 millions d'euros en 2012 et qui comptera 250 collaborateurs à cet horizon, est désormais chargée de réagir immédiatement en cas d'attaques informatiques majeures. C'est à elle de prendre la main, de décider de l'arrêt de systèmes d'information, et même de demander aux opérateurs de télécommunications privés de bloquer du trafic de données en provenance d'ordinateurs infectés.Tous concernés Si la France a rendu publique sa stratégie de cyberdéfense, à l'instar des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de l'Allemagne, c'est parce que l'État estime qu'à l'heure du « tout Internet », les particuliers ont eux aussi un rôle à jouer dans ce domaine. Notamment en veillant à sécuriser leur propre matériel informatique. La coopération avec les autres États est elle aussi nécessaire, en matière de cyberdéfense. En novembre, les 27 États membres de l'Union européenne (UE) ont simulé ensemble une cyberattaque sur 70 organismes publics, afin de tester leur capacité à re-router le trafic des interconnexions bloquées vers d'autres. Une expérience que l'UE souhaite renouveler à l'échelle mondiale. C. L.

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