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Publié le 07 avril 2010 à 21:19 - Mis à jour le 07 avril 2010 à 21:19

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Déjà largement éventé, l'accord entre Daimler et Renault-Nissan n'a pas eu de réelle répercussion en bourse pour les constructeurs. Du moins pour la firme allemande dont le cours de l'action n'a que très légèrement reculé. Pour Renault, c'est une autre histoire. Loin des craintes de départ sur un déséquilibre flagrant dans le cadre d'une participation croisée, l'accord annoncé mercredi assure une certaine équité entre les parties prenantes. Sur le papier, Daimler va acquérir 3,1 % de Renault et 3,1 % de Nissan, tandis que ces deux derniers vont prendre chacun 1,55 % du capital de la firme allemande. Ces prises de participations croisées ne vont pas se traduire par des sorties de trésorerie. Mais Renault, plombé par une dette de 5,9 milliards d'euros, va devoir recourir à une émission de nouvelles actions au prix de 37 euros par action. Si bien que la Bourse, qui avait salué mardi le futur accord par une hausse de 3,86 % pour le titre Renault, s'est montrée moins enthousiaste mercredi face à l'annonce de cette augmentation de capital. Renault a perdu 1 % en clôture. Au final l'opération ne devrait pas trop changer la structure du capital du constructeur dont L'état et Nissan resteront actionnaires à 15 % chacun. En revanche, elle va mécaniquement faire baisser la part de Renault dans Nissan de 44,3 % aujourd'hui à 43,4 %.Pour le reste, le marché tend à saluer cette alliance qui fait sens à l'heure où les constructeurs sortent de la crise et doivent s'unir pour relever à la fois le défi de la voiture de demain (électrique ou hybride) et de la conquête des marchés émergents. Dans ce contexte, la mutualisation des coûts est saluée par les analystes. Reste que, pour certains, cet accord va surtout profiter à la firme allemande. « L'intérêt est surtout pour Daimler qui trouve là une chance de sauver sa gamme Smart et de se recentrer sur ses grosses berlines qui ont eu tendance, ces dernières années, à perdre des parts de marché face à Audi ou BMW » commente Alain Lopez, analyste crédit chez Octo Finances. Bien que conscient des avantages d'une alliance à l'heure actuelle, le marché ne semble pas en faire grand cas. Il faut dire que, par le passé, il a été échaudé par les loupés de certaines alliances dans l'automobile, à commencer par celle de Daimler et Chrysler. Sur ce point, les analystes s'accordent à penser que le succès d'une alliance dans le secteur se mesure à l'épreuve du temps. Gaël Vaut

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